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Diary (Original record remastered)

Écrit par Taď - mardi, 05 janvier 2010
Image
Sunny Day Real Estate
Pop/Rock
Sub Pop / Konkurrent

En me replongeant dans l’écoute de ce « Diary », œuvre originelle des flamboyants Sunny Day Real Estate, j’ai l’impression d’opérer un voyage dans le temps. Quinze bonnes années plus tôt. En pleine période post-Cobain. C’est-à-dire lors des dernières années de mes études accomplies en secondaire. Dès les premières notes, difficile de ne pas succomber au charme de la voix du chanteur, Jeremy Enigk, assurément l’une des plus marquantes et emblématiques de son époque. Il était alors à peine âgé de 20 ans. Au milieu des années 90, le groupe américain jouissait d’une grande estime aux Etats-Unis, tout en restant relativement inconnu en Europe. Fondé à Seattle, en 1992, le combo édite ce premier elpee chez Sub Pop. Déjà une belle preuve de confiance… Mais d’où vient leur étrange patronyme ? Les versions diffèrent. Probablement des paroles d’une chanson de Talking Heads. A moins que ce ne soit d’un texte rédigé par le poète T.S. Elliot. Ou peut-être la solution procède-t-elle de la double signification. Bref, le mystère reste entier. D’autant plus que les musiciens n’ont accordé que très peu d’interviews et les photos de la formation sont plutôt denrée rare. Faut dire que les crises de mysticisme traversées par leur leader ne facilitaient pas les choses. Faisons donc abstraction de cet aspect plutôt étrange de leur profil pour nous pencher davantage sur l’aspect le plus intéressant du band : leur musique. Et pour cause, Sunny Day était parvenu à transcender les influences hardcore pour créer un style empreint d’une charge émotionnelle phénoménale, style qui allait toucher une multitude de kids américains. 

Réécouter ce « Diary », plus de 15 ans après sa sortie, m’a donc procuré une satisfaction certaine. A contrario de la déception qui m’envahit lorsque je dois me farcir un disque totalement daté et irrémédiablement lié à son époque ! J’ai même parfois l’impression que leur musique n’a jamais été aussi contemporaine. Dès la première écoute, on est littéralement envoûté par ces longues compos à la fois puissantes et bouleversantes. La voix androgyne de Jeremy Enigk est unique en son genre. Et l’émotion atteint son paroxysme sur « Songs For An Angel » un véritable miracle post-grunge ou encore le single « Seven », beau à en pleurer. Cerise sur le gâteau, l’opus est enrichi de deux bonus tracks, sobrement intitulés « 8 » et « 9 ».

En mêlant grunge et indie classique, SDRE est devenu un précurseur de ce qu’on va appeler l’émocore. Et des charters entiers de groupes vont se mettre à puiser leur inspiration chez Enigk et ses comparses. Pas toujours à bon escient, il faut le reconnaître. Ce qui explique encore aujourd’hui pourquoi des clichés réducteurs continuent à coller aux basques de ce style, depuis baptisé Emo. Alors que des combos comme Jimmy Eat World, Texas Is The Reason ou The Get Up Kids en sont devenus de dignes et respectueux héritiers. « Diary » est cependant devenu un classique du genre. Un album culte pour un groupe référence issu d’une époque pas tout à fait révolue…

 





 

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