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LP2 (Réédition)

Écrit par Béber - lundi, 14 décembre 2009
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Sunny Day Real Estate
Pop/Rock
Sub Pop / Konkurrent

Nous sommes en 1995, un an après la mort de Kurt Cobain. Le grunge bat toujours son plein. Seattle est une ville en pleine ébullition. Les groupes émargeant à cette scène se comptent à la pelle. Et pourtant, une formation parvient à se départir du lot, en proposant une musique totalement différente : Sunny Day Real Estate (NDR : un patronyme inspiré d’un poème de T.S Elliot mais également d’une chanson des Talking Heads intitulée « (Nothing But) Flowers »). Mais l’histoire du groupe a véritablement commencé au début des années 90. Le chanteur/guitariste Dan Hoerner, le bassiste Nate Mendel et le drummer William Goldsmith montent un trio qu’ils baptisent alors Empty Set. Après quelques changements de nom, le line up s’élargit à un quatuor. Le quatrième larron est un ami de lycée de Goldsmith. Il s’agit de Jeremy Egnik. Et ce petit génie va donner une coloration toute personnelle à leur musique et permettre au combo de se forger une notoriété certaine, dans l’univers de l’underground. Après avoir enregistré quelques démos, le band opte alors pour son appellation définitive. Et Jérémy en devient le leader naturel. En 1994, Sunny Day Real Estate concocte son premier elpee, « Diary ». Le band jouit alors d’un crédit considérable sur la scène indie américaine. Mais paradoxalement, le quatuor se sépare. Alors que le groupe accomplit une tournée marathon, Enigk traverse une crise spirituelle profonde et décide de quitter le navire, jugeant la vie qu’il mène peu adéquate avec sa confession religieuse. Heureusement, lors de cette tournée, de nouvelles chansons ont été écrites. Elles figureront sur leur deuxième long playing. Intitulé « LP2 », faute de titre, il semblait pourtant mort-né. Faute d’artwork, un responsable de l’écurie Sub Pop et Goldsmith se sont finalement accordés pour lui attribuer une couleur rose unie.  

« LP2 » réunit 6 nouveaux morceaux, les deux singles (« 8 » et « Friday ») ainsi qu’une flip side (« Rodeo Jones »). Après la sortie de cet elpee posthume, Mendel et Goldsmith on rejoint Dave Grohl chez Foo Fighters, alors qu’Enigk a entamé une carrière solo.

Mais penchons nous quelque peu sur le contenu de cet album. L’expression sonore a conservé ses caractéristiques premières. C’est-à-dire une voix reconnaissable entre mille, celle d’Enigk, susceptible de communiquer un éventail d’émotions particulièrement amples. Les interventions aux drums de Goldsmith sont aussi précises que brutales. La basse est impressionnante de maîtrise (« Théo B »). Les guitares alternent riffs lourds et arpèges mélancoliques. Rien n’est à jeter sur cet album. Le summum est atteint sur « J’Nuh ». Cette plage s’ouvre à la manière d’une ballade à la Pearl Jam, s’autorise des intermèdes agressifs ; mais surtout est illuminée par le timbre bouleversant de Jérémy, alors au sommet de son art. Pas étonnant d’ailleurs que le groupe ait été proclamé initiateur et leader de la scène emocore.

Cette réédition est enrichie de bonus tracks, et notamment « Spade and Parade » et « Bucket of Chicken ». Une excellente initiative qui devrait permettre à celles et ceux qui étaient passés à côté de leurs œuvres (NDR : « Diary » a également été réédité) de pouvoir les savourer et peut-être de communiquer leurs impressions à leur entourage. En espérant, peut-être, un jour, une hypothétique reformation de cette légende…  

 





 

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