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Soul of a sinner

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 09 novembre 2009
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2000 LBS Of Blues
Blues/Roots
Autoproduction

Cette solide formation californienne brandit très haut la bannière du westcoast jump ! Un combo drivé par Michael ‘Pink’ Arguello. Pink est originaire de Los Angeles. Et y vit depuis sa naissance. Pas étonnant qu’il fasse partie de la scène locale, depuis plus de trente ans. Michael s’intéresse à une multitude de styles. Depuis le blues au rockabilly, en passant par le jazz, le funk et même le punk (NDR : un zeste !) Il s’est forgé une réputation de showman extravaguant. Il a commis son premier opus en 1999. Excellent, "Living large" trempait dans le barrelhouse boogie blues ; et incluait des morceaux aussi épatants que "Wolf on the river", "Pink Champagne" et "Big Stella's Peep show". En 2001, Pink embraie par "King size", un opus qui emprunte autant à Wynonie Harris, Amos Milburn que Louis Jordan. Un long playing pour lequel il bénéficie du concours de maîtres gratteurs du jump blues, comme Junior Watson et Kirk Fletcher, mais également de Sue Palmer au piano, longtemps partenaire privilégiée de Candye Kane et de la chanteuse Janiva Magness. En 2003, il revient au jump, en concoctant "Almost the greatest show on earth", une œuvre pour laquelle il bénéficie de la participation du guitariste Kid Ramos et du pianiste Kirk Fletcher. Sans oublier, un des maîtres du boogie woogie, Carl Sonny Leyland. De son véritable nom Funkelbright, Pink Arguello s’est forgé une fameuse notoriété comme auteur/compositeur. Mais il lui a fallu six longues années pour terminer son quatrième opus. Ce qui lui a permis d’évoluer, puisque sur les 13 plages, il en signe douze ! Concocté au sein des studios Ardent de Torrance, Pink a bénéficié de la participation du pianiste Rich Wenzel (NDR : l’ex-Dave Mason Band se charge également de la production), des guitaristes Kirk Fletcher (un fidèle) et Gonzalo Bergara, des harmonicistes Eric Van Herzen (Walter Trout Band) et Johnny Mastro (Mama's Boys). Au risque de perdre certains de ses fans, Pink a voulu élargir son spectre sonore...

"Who's jivin' who" ouvre l’elpee. Il nous plonge au cœur des swamps, mais s'évade bien vite vers Memphis pour un R&B de bonne facture. La voix d’Arguello est excellente. Son registre est étendu. Elle est soutenue par l'orgue de Wenzel et des cuivres volatils. Des chœurs féminins également au sein desquels on relève la présence de la notoire Teresa James. Aux six cordes, Kirk Fletcher se montre déjà à son avantage. "Big empty house" baigne naturellement dans le west coast jump pur et dur. Les cordes de Fletcher et Bergara ainsi que les cuivres sont parfaitement en place. Remarquable ! Autre ballade, Big empty house" est balisée par un riff rock et soulignée de chœurs féminins. Une seule cover : le "I need your love so bad" de Little Willie John. Pink s’adapte sans difficulté à son style vocal. Kirk en profite pour dispenser un solo à la fois parfait et empreint d’une grande sensibilité. Flanqué de sa sèche, Mike attaque "Good heart black soul". En solo. Une compo chargée de feeling au cours de laquelle il chante à la manière des pre war bluesmen, face à l'harmonica touchant de Mastro. Blues classique, très downhome, fustigé par l'harmo largement amplifié de Van Herzen, "Gravedigger" véhicule des accents dramatiques, proche de Howlin' Wolf. Très rythmé, puissant, "Black eyed Mary" épouse un profil proche du J Geils Band de la grande époque. Dans son phrasé, Van Herzen souligne bien la voix acharnée du maître. Et ce dernier n’a pas fini de nous étonner. Il s'enfonce dans du hard bluesin' rock corpulent en s’immisçant dans "Love in the dirt". L’insatiable Van Herzen continue d’épauler ce diable noir de Fletcher qui se met à flirter avec le heavy métal! "She's right" embrasse une ballade jazz très latino. "Real bad woman " campe un slow blues classique, d’une grande simplicité. Un régal ! Le vieil ami Mastro est revenu souffler comme un possédé sur le shuffle très rythmé "Bad reputation". Mais la surprise du chef nous vient de "Belly of the beast". Une longue plage épique de plus de douze minutes. Un fragment qui nous plonge dans une forme de transe hypnotique. La compo est complètement différente du reste de l’album. La voix d’Arguello est lumineuse. Jesse MacLeod (NDR : fils de Doug) embraie en ‘rapant’ au cœur de la Nouvelle Orléans. Les cordes de Kirk s’autorisent un voyage psychédélique, sous le couvert du trombone de Walter Wagner. Remarquable, cet elpee s’achève par le titre maître. Pink chante devant le roadhouse piano de Wenzel. Nous sommes précipités dans un bar nocturne. A une autre époque. Peut-être pas loin de la Cathédrale d'Anvers, là où ont été immortalisées les photos de la pochette…

 





 
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