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When the ship goes down

Écrit par Jean-Claude Mondo - jeudi, 03 mai 2012
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24 Pesos
Blues/Roots
Ourgate / Broere Promotion

Fondé en 2008, 24 Pesos est un quartet de blues londonien. Depuis sa fondation, le line up est identique. On y retrouve le chanteur/guitariste Julian Burdock, le bassiste Silas Maitland, le drummer Mike Connolly et l’organiste Moz Gamble. Le combo compte trois elpees à son actif : “The boogie worm” est sorti l’année de la formation du combo, “Busted broken and blue”, en 2010, et ce nouvel opus aujourd’hui. Une manière d’affirmer leur style personnel, inspiré bien évidemment par le blues, mais contaminé par le funk. Il est même omniprésent!

Le groupe revendique autant l’héritage de Howlin’ Wolf, Freddie King que Sly Stone, les Meters et James Brown, sans oublier Captain Beefheart, Jimi Hendrix et les Rolling Stones. Excusez du peu! Ils ne sont  jamais aussi à l’aise que sur les planches ; d’ailleurs ils y brillent par leur spontanéité, leur explosivité et leur effervescence. “When the ship goes down” a été enregistré au studio de Penny Vale. Des sessions qui ont été réalisées en deux temps trois mouvements. C’est Silas, le bassiste qui s’est chargé de la production et Julian Brudock, plume féconde, signe onze des dix-huit plages.

Julian possède une voix qui colle parfaitement à ce répertoire blues largement amplifié. Armé de son bottleneck, il attaque “Melon man”. Royale, l’ouverture est imprimée sur un tempo endiablé. Toutes les spécificités du band sont ici bien étalées. Les musicos soutiennent le leader de leurs chœurs. La slide sort déjà de sa réserve. Hommage au mythique bluesman décédé il y a plus de 60 ans, “Leadbelly” exhibe une face funky du band. Un titre savoureux qui invite impulsivement le public à la danse, au cours duquel Burdock double harmonica et slide ; et il souffle à la manière de Magic Dick dans les grands jours du J. Geils Band. La conjugaison des quatre voix et les interventions chaleureuses de l’orgue Hammond dispensées par Gamble sont d’autres spécificités de l’expression sonore des Pesos. De petites perles comme “Ain’t gonna beg no more” ou le brûlot “Peace in the valley”, véritable sommet de cet opus, en sont les plus belles illustrations. Et la suite est tout aussi excitante. Burdock a toujours manifesté un grand respect à feu Don Van Vliet, alias Captain Beefheart. “Tryin’ to get back to you” en est un beau témoignage. Le Londonien emprunte la voix éraillée du capitaine. A moins que ce ne soit celle de Howlin’ Wolf. Une voix qui transpire le vécu. Graveleuse, toujours puissante, elle est prête à affronter les différents climats qui traversent inévitablement le blues primaire, pour rejoindre le Delta du Mississippi. “Moon hearted woman” se mue, à mi-parcours, en boogie infernal. Et il ne faut pas sous-estimer la qualité des accords libérés par les cordes. Que ce soit ceux d’une grande pureté, de la slide, sur “When the ship goes down” ou ceux qui guident le Memphis blues final, “I don’t know”. Un sans faute! Facilement la meilleure œuvre de 24 Pesos, à ce jour. Un album 5 étoiles ! Le british blues est à nouveau au sommet de son art !

 





 
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