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At.Long.Last.A$AP

Écrit par Thomas Hubin - mardi, 10 novembre 2015
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A$AP Rocky
Electro/Hip Hop
Pologrounds / RCA / Sony Music

Découvert en 2011, lors de la sortie de l’excellente mixtape « Deep purple », essai qui l’a fait connaître au grand public, le natif d’Harlem n’a cependant pas confirmé, deux ans plus tard, tout le bien qu’on pensait de lui, en publiant son premier elpee studio, « Long.Live.A$AP ». Malgré une forte attente dans le milieu pour un artiste considéré comme la véritable relève du Hip-Hop East Coast, ce disque en demi-teinte n’a pas certainement pas fait l’unanimité.

Inspiré du film « O’Brother » des frères Cohen, « Holy Ghost » ouvre l’opus de manière très prometteuse. A$AP Rocky s’interroge. Il cherche à savoir comment garder une âme pure tout en la vendant au Diable afin d’obtenir le succès. Une entrée en matière très réjouissante puisqu’il poursuit sur la lancée par « Canal St. » ; une piste qui se réfère à une rue du Lower Manathan, notoire pour l’art mais aussi la contrebande. Un son très réussi qui se veut beaucoup plus ‘street’ et samplé du « Dirt » de Bones dont on retrouve d’ailleurs le même refrain. C’est malheureusement après deux tracks que les choses se compliquent pour le rappeur. Dès « Fine Whine », A$AP commence à mélanger les styles et malgré la présence de Future, M.I.A. ainsi que Joe Fox, la plage n’est pas à la hauteur de la liste des featurings. Et la suite va confirmer ce panachage entre rap et egotrip psychédélique, entrecoupée de morceaux soul ou encore plus pop.

Cette mixtion est une constance tout au long du projet. Si certaines tracks n’arrivent jamais à nous convaincre entièrement, nous sommes agréablement surpris par la majorité des nombreux featurings qui ont participé aux sessions de « At.Long.Last.A$AP ». Ainsi « Jukebox Joints » nous permet de retrouver un Kanye West dans un registre plus soul que le sien actuellement. Un featuring qui vient rehausser le niveau de l’œuvre en milieu de parcours, avant de poursuivre par le très bon « Max B ». Un titre hommage au rappeur… Max B, source d’inspiration pour A$AP et considéré comme l’un des plus grand espoirs de la scène Hip-Hop new-yorkaise avant d’écoper de 75 ans de prison pour un meurtre auquel il n’aurait même jamais participé. 

La seconde partie de la plaque est bien meilleure et bénéficie du concours d’une pléiade d’invités. Le très surprenant « Everyday » implique A$AP Rocky, Miguel, Mark Ronson et… Rod Steward. C’est une autre réussite de l’album. « Back Home » clôt de fort belle manière le deuxième elpee d’A$AP Rocky. Un titre réunissant le très bon Mos Def mais aussi Acyde et le regretté A$AP Yams, décédé en début d’année, alors qu’il n’avait que 26 ans. La pochette du long playing rend d’ailleurs hommage au pilier du groupe A$AP Mob. La tâche de vin et la croix sur les joues rappelant les tatouages de Yams.

Tout au long d’« At.Long.Last.A$AP » le New-yorkais alterne le bon et le moins bon. Les lyrics continuent de se concentrer sur le sexe, la drogue et l’alcool. Il est cependant parvenu à bien s’entourer pour l’enregistrer. Ce sont d’ailleurs ces divers featurings qui sauvent son projet. Les titres auxquels ces guests participent sont clairement au-dessus de la moyenne. A contrario, les tentatives en solo d’A$AP Rocky sont trop disparates. Il y mêle beaucoup trop de genres et finit par devenir brouillon. Bien sûr, l’LP est loin d’être médiocre, mais l’artiste ne parvient toujours pas à confirmer son énorme potentiel qu’on lui prête depuis la sortie de son excellent « Live.Love.A$AP ».

 





 
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