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Slow burn

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 31 octobre 2016
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Al Lerman
Blues/Roots
Autoproduction / Sarah French Publicity

Al Lerman est multi-instrumentiste. Producteur également. Il milite au sein du groupe Fathead ; ce qui ne l’empêche pas de se réserver un carrière parallèle en solitaire. Il est pro depuis plus de 40 ans. Brillant à l’harmonica et au saxophone, il est loin d’être un manchot sur sa guitare. Il chante aussi. Au cours de sa jeunesse, il a eu l’opportunité de partager la scène en compagnie de grands noms du blues, comme Muddy Waters, Willie Dixon, Sunnyland Slim et un autre souffleur de renom, Carey Bell. Sa discographie est impressionnante. Ses deux albums solos les plus récents remontent à 2012 et 2013. Ils s’intitulent respectivement "Crowe River Blues" et "Live @ the Acoustic Grill". Il a fondé Fathead en compagnie du bassiste Bob ‘Omar’ Tunnoch, en 1992. Le combo a publié neuf elpees, dont le dernier, "Fatter than ever", date de 2014.

Les sessions d’enregistrement de "Slow burn" se sont déroulées à l’‘E-Room’ de Toronto. Pour plusieurs plages, il a reçu le concours de la section rythmique de Fathead, soit le bassiste Bob Tunnoch et le batteur Bucky Berger. Le bassiste Alec Fraser (ex-membre du backing group de Jeff Healey) et le drummer Al Cross, assument ce rôle sur le reste du long playing. Al Lerman se réserve le lead vocal, joue de l’harmonica et se consacre aux grattes, tant acoustique qu’électrique. 

Imprimé sur un tempo soutenu, "Don’t push your mess on me" ouvre la plaque. Doublée par celle de Jana Reid, la voix d’Al est plutôt frêle mais expressive. Il se permet un premier envol, tout en délicatesse, sur son harmo. "It takes me all night long" nous entraîne au cœur des swamps louisianais. Un blues intimiste, cool, un peu sinistre, au cours duquel la musique à bouche est balisée par les cordes acoustiques. Roots/blues, "Bad luck blues" est aussi flemmard. Lance Anderson siège derrière le piano électrique. Le refrain est repris en chœur par les musicos. "Gonna have to wait" est toujours bien laidback. Les interventions de guitare sont parcimonieuses. L’harmonica se révèle particulièrement expressif. Bien rythmé, "Now that your man’s gone’" produit un léger funk. La voix s’affirme au sein de cette atmosphère très bien rendue. Caractérisé par ses rythmes syncopés, entretenus par les percus d’Alec Fraser et le piano d’Anderson, "Totally out of Whack" nous emmène dans les rues de New Orleans. Des ivoires dominent le blues dépouillé "Younger man than me". "Anyway you want" élève le tempo. Les musicos chantent en chœur. Mr Leeman est parfaitement à l’aise pour souffler dans son harmonica. Blues primaire, dépouillé, "Tatoo like you" macère dans un climat ténébreux. Faut dire que les percus de Fraser sont particulièrement lugubres… Kokomo Arnold signe "Kokomo", un country/blues primaire qui nous ramène dans le delta. Lerman y signe un envol remarquable à l’harmonica. L’opus s’achève par l’indolent "Slow burn", un instrumental qu’on pourrait taxer de downhome blues…

 





 
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