The Machine That Made Us

Flotation Toy Warning
Pop/Rock
Talitres / V2
A ce jour, ...Lire la suite...

Butterscotch Hawaiian reste dans les parages

Ce 13 novembre paraîtra le nouveau titre de Butterscotch ...Lire la suite...

Big dog

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 15 novembre 2016
Image
Albert Castiglia
Blues/Roots
Ruf / V2

Agé de 47 ans, Albert Castiglia est issu de la Floride. Un chanteur/guitariste déjà considéré comme un vétéran, sur la scène du blues. Il a longtemps milité comme guitariste au sein du backing group du célèbre bluesman chicagoan, Junior Wells, auprès duquel il a tourné à travers le monde. Son premier elpee personnel, "Burn", date de 2002. "Big dog" constitue son sixième opus solo. Il a confié la mise en forme à Mike Zito (NDR : particulièrement prolifique, au cours des dernières années, le Texan est également un membre fondateur du Royal Southern Brotherhood). Les sessions se sont déroulées au sein du studio Dockside, à Maurice, en Louisiane. Pour la circonstance, il a reçu le concours d’une solide équipe, dont le bassiste Scot Sutherland, le drummer Rob Lee et le claviériste Lewis Stephens, sans oublier Mike Zito qui gratte et chante.

Dès "Let the big dog eat", piste qui ouvre l’elpee, on ressent l’empreinte de Mike Zito. Un blues énergique caractérisé par des guitares généreuses. Les voix d’Albert et de Mike sont agressives et surtout autoritaires. Les grattes, rugissantes. Des vocaux qui deviennent rauques sur "Don’t let them fool ya", un blues flemmard signé Zito. Et pourtant, les guitares entrent violemment en duel, sans s’accorder le moindre répit. Impressionnant ! Castiglia est passé à la slide sur "Get your ass in the van". Il a également monté le volume sonore. Féroce, ce Chicago blues est hanté par Hound Dog Taylor. Le bottleneck martyrise constamment les cordes. Des effluves de métal en fusion se propagent alors que Rob Lee frappe comme un demeuré sur ses peaux. "Drowning at the bottom" est un des plus beaux blues signés par Luther Allison. Il figure sur son elpee "Reckless", publié en 1997. La version proposée ne manque pas de panache, et permet à Castiglia et Zito de tirer leur épingle du jeu. Tapissé par un orgue Hammond, le morceau bénéficie également du concours du géant Allison. Et ses interventions sont frénétiques. Sensuel, "Let’s make love in the morning" marque une pause. Stephens siège derrière l’orgue. Les échanges vocaux sont riches. Issue de la plume de Charlie Pickett, "What I like about Miami" est une excellente roots song aux accents rock’n’roll. Et la cover est très proche de l’originale. Dynamique, "Easy distance" est légèrement teinté de funk. Insatiable, la guitare libère énormément de sensibilité ! Plus paisible et classique, "Where did I go wrong" est un autre blues lent. Lewis Stephens se consacre aux ivoires ; et invité, Johnny Sansone signe un superbe envol à l’harmonica. Ce dernier se distingue encore sur "Where the devil makes his deals". Ses interventions sont superbes alors que les cordes, chargées de feeling, atteignent de nouveaux sommets. Remarquable ! Particulièrement rock’n’roll, "What the hell was I thinking" déménage littéralement. A cause du piano, mais également de la gratte qui se révèle inextinguible. De toute bonne facture, cet opus s’achève par"Somehow", une ballade r&b que chante Albert d’une voix rageuse, subitement devenue soul...

 





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement