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All for loving you

Écrit par Jean-Claude Mondo - vendredi, 21 octobre 2016
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Alexis P. Suter Band
Blues/Roots
American Showplace Music

Originaire de Brooklyn, Alexis P Suter est âgée de 53 ans. La musique de cette chanteuse/compositrice baigne dans le blues et la soul. Ses débuts, elle les accomplit au sein des églises locales. Pour y chanter le gospel. Son premier enregistrement remonte à 1990. Elle grave alors un single intitulé "Slam me baby". Mais son premier elpee ne date que de 2005. Son titre ? "Shuga Fix". Depuis, elle drive son propre groupe. "All for loving you" constitue son septième opus. Il fait suite à "Love the way you roll", paru en 2014. Pour le concocter, elle a bien sûr reçu le concours de son backing group ; en l’occurrence le guitariste Jimmy Bennett, le drummer Ray Grappone et le bassiste Peter Bennett. Mais également du claviériste John Ginty ainsi que du chanteur Vicki Bell.

Dès le premier titre, on est surpris par la voix d’Alexis. Grave, puissante, ravagée et rocailleuse. Presque naturellement masculine. Elle est épaulée, par celle bien féminine de Vicky. Imprimé sur un tempo entraînant et traversé par les interventions judicieuses à la slide de Jimmy Bennett, ce "Talk to myself" constitue une première claque. Le timbre vocal est même proche du baryton sur "Can’t find a reason", un blues flemmard, tapissé par l’orgue Hammond de John Ginty. Impressionnant ! Jimmy égrène parcimonieusement ses cordes tout au long d’"Another place and time", un blues particulièrement lent. Ce morceau transpire de vécu, traduisant la relation idyllique entre la chanteuse et son guitariste. Excellent ! "All for loving you" est une superbe plage atmosphérique. Les interventions d’orgue sont indéniablement originales. Et dans ce contexte, la voix passe parfaitement la rampe ; alors que la slide de Bennett rugit intensément de bonheur. "Livin’ in a world" est imprimé sur un tempo enlevé. Une piste plus proche du Memphis blues cher à BB King. Et pour cause, Jimmy s’autorise un envol digne du maître, alors que l’orgue Hammond prend également un billet de sortie. Vicky Bell (NDR : c’est la choriste !) signe "Fool for you", une ballade r&b indolente. Elle réplique aux vocaux d’Alexis. Chargés d’intensité, ils sont manifestement taillés pour ce dernier, alors que Jimmy se réserve une sortie très mélodieuse. Caractérisé par ses cordes en effervescence, "Don’t ya’ tell" est une piste bien rythmée. Tout comme "So long", une compo au cours de laquelle la gratte, largement réverbérée, subtilement acide, mais bien balisée par le drumming de Ray Grappone, se révèle aventureuse. Secoué par de nombreux changements de rythme, "Circumstance" est un morceau bien nerveux. Les deux chanteuses sont complémentaires. Ginty siège à nouveau derrière l’orgue ; et Bennett en profite pour étaler, à son tour, tout son talent aux cordes. Un talent qu’il affiche également tout au long d’"Every shut eye", une plage percutante, au cours de laquelle il ne tient plus en place. La finale est surprenante. Et pour cause, il s’agit du "Let it be" des Beatles. Toute l’équipe est au complet. La version est remarquable. La voix, parfaitement adaptée. L’orgue, majestueux. Et la guitare, mélodieuse et chargée de feeling… 

 





 
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