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La Vie Electrique

Écrit par Adrien Mouchet - dimanche, 29 novembre 2015
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Aline
Pop/Rock
PiaS

Dans la discothèque de votre serviteur, les artistes et groupes qui chantent dans la langue de Molière sont plutôt rares. Pas parce qu’ils n’ont pas de talent, mais à cause de mes oreilles. Elles sont moins réceptives à cet idiome. Il existe cependant des exceptions à cette règle et Aline en est certainement une.

Le premier elpee de ce combo hexagonal avait apporté un véritable vent de fraîcheur dans l’univers de la french pop. Et pour cause, « Regarde le Ciel » recelait quelques tubes immédiats, comme « Je bois et puis je danse » ou « Elle m’oubliera ».

De quoi espérer une suite favorable à cette entrée en matière. Sans pour autant lui conférer des espoirs démesurés. Serait-ce dû à un certain scepticisme vis-à-vis de la french pop ? La question mérite d’être posée. 

Publié il y a quelques mois avant la sortie de « La Vie Electrique », le titre maître, malgré son clip génial, ne correspond pas vraiment au climat du nouvel elpee. Il s’inscrit davantage dans l’esprit du précédent. Et raconte une histoire consécutive à un coup de foudre fracassant, alors que le précédent s’inscrivait dans un contexte de frustration amoureuse, noyée dans l’alcool.

Bien sûr, les idées noires continuent de hanter les lyrics. A l’instar de ces thèmes qui abordent le manque de confiance en soi, l’incompréhension, l’éloignement, la guerre ou encore l’astrologie. Torchés par Romain Gueret, ils sont d’ailleurs d’une simplicité touchante. C’est d’ailleurs ce qui fait le charme d’Aline.

L’opus a été enregistré à Bruxelles ; et la production a été confiée à une légende issue d’outre-Manche : Stephen Street. Il n’est pas uniquement l’ex-producteur du mythique Smiths (NDR : souvenez-vous de l’incontournable « The Queen Is Dead »), mais a aussi mis en forme d’autres œuvres, notamment de New Order, Morrissey ou encore Blur. Un fameux cv pour ce Londonien, toujours aussi avide de nouvelles expériences. Il s’agit d’ailleurs de la première fois qu’il apporte sa collaboration à un groupe francophone. Et manifestement, le résultat est probant.

L’elpee s’ouvre par « Avenue des armées », morceau qui établit un lien parfait entre les deux long playings du band français. Un choix judicieux, qui ne devrait pas trop perturber les aficionados de la première heure. Avant de sortir des sentiers battus, et permettre d’attaquer un répertoire bien plus profond et varié que « Regarde Le Ciel ». Si plusieurs plages du premier LP sortaient facilement du lot, « La Vie Electrique » se révèle bien plus complexe. Chaque piste nous entraîne au sein d’un univers différent. Encore que plusieurs chansons évoquent un certain Etienne Daho. A l’instar de « Les Mains Vides ». Le sommet de l’album ? « Une Vie ». Une véritable pépite, sans doute décousue, mais au riff efficace et au refrain brillant. Le tout, ponctué d’un pont mélancolique complètement inattendu.

Et le disque de s’achever par « Promis Juré Craché ». Un titre plus rock au cours duquel Romain Gueret clame son ras-le-bol… de la musique. Une forme d’autodérision qu’il semble cultiver.

En gravant « La Vie Electrique », Aline a atteint un niveau agréablement surprenant. Un elpee dont les compos sont à la fois attachantes, aventureuses et excellentes. Que demande le peuple ?

 





 
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