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Dying Surfer meets his Maker

Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 24 avril 2016
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All Them Witches
Blues/Roots
New West (Distr : PiaS / Promo : Klanderman)

"Dying Surfer meets his Maker" constitue le dernier opus gravé par l'énigmatique band issu de Nashville, All Them Witches. Un disque dont la pochette est particulièrement soignée. La formation est devenue plus mature. Sur cet elpee, on retrouve les longues chevauchées si caractéristiques de "Dying Surfer meets his Maker" ; mais le long playing recèle également des plages moins longues. En outre, les expérimentations sonores sont moins fréquentes. Le recours au stoner rock est moins régulier. Cependant, les compos sont davantage profondes, délicates ; et tout particulièrement celles tramées sur un profil plus acoustique.

Bienvenue donc au sein de l’univers étrange d’All Them Witches. "Call me star" ouvre la plaque. Les cordes acoustiques sont d’une grande pureté. La voix de Parks est douce. Et malgré le martèlement des peaux exécuté par Robby Staebler, ce morceau, dont émane une forme de beauté naturelle, se couvre d’accents folk. Lourde, la guitare nous invite à vivre un trip tout au long d’"El Centro", un voyage qui nous entraîne au-delà des portes du psychédélisme. Conduite par les percus, l’intensité est progressive. Une transe hypnotique prend forme. Progressivement de nouvelles sonorités procèdent des cordes qui se libèrent au cœur d’une forme de folie graduelle et solennelle, avant que l’ensemble ne s’achève dans le chaos. Féroce, "Dirt preachers" adopte une attitude punk. Rythmée, cette plage entretient une certaine tension. Et lorsque le tempo ralentit, c’est pour permettre à la voix –paradoxalement proche de celle de Roger Waters– et aux interventions incisives et décapantes de la gratte, d’entrer dans la danse. Blues lent, déclamatoire, "This is where it falls apart" se distingue par la présence de Mickey Raphael (NDR : il militait au sein du backing group de Willie Nelson) à l’harmo. Son souffle est bouleversant, alors que Ben McLeod égrène ses notes sur ses cordes. Empreintes d’une grande sensibilité, elles rappellent l'inoubliable Peter Green. Superbe ! Celles dispensées sur "Mellowing" sont limpides. Une très belle plage instrumentale sculptée dans le folk. Dans le même esprit, "Open passage ways" baigne dans la tendresse, un titre au cours duquel Allan Van Cleave s’illustre. "Instrumental 2" est un autre intermède instrumental. "Talisman" est encore une excellente composition. Sobre, la voix assure la ligne mélodique, avant que les instruments ne s’enflamment à nouveau, au cœur d’une harmonie édifiante. Et c’est le moment choisi par le gratteur pour nous livrer sa plus belle envolée de l’œuvre. "Blood and sand/Milk and endless waters" synthétise tout le potentiel d’All Them Witches. Les arrangements sont complexes. Ce qui n’exclut pas des périodes empreintes de beauté et de simplicité. Bien maîtrisées, les éruptions permettent à chaque musicien de tirer son épingle du jeu. Une confirmation !

 





 
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