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Down in the dirt

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 13 juillet 2015
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Amanda Fish
Blues/Roots
Vizztone

Chanteuse/guitariste, Amanda Fish drive son propre band, spécialisé dans le blues/rock. Elle s’est établie à Kansas City, dans le Missouri. C’est la sœur aînée de Samantha Fish qui se taille un certain succès, depuis quelques années. Son backing group réunit trois musiciens, le drummer Kristopher Schnebelen (ex-Trampled Under Foot), le chanteur Sean McDowell et le bassiste Cole Dillingham. Ces deux derniers se consacrent aussi parfois aux vocaux. Elle signe son répertoire, seule ou en compagnie de son partenaire, McDowell.

Nerveux, bien funky, "I'mma make you love me" ouvre la plaque. La section rythmique  est solide et soudée dans la manœuvre. La voix d'Amanda est superbe et naturellement autoritaire. Invité, le jeune Brody Buster (NDR : il émane du Kansas voisin) fait chauffer son harmonica. "Player blues" est une ballade roots très agréable à écouter. Et lorsque la slide de McDowell transperce l’expression sonore, c’est un réel bonheur! Un riff musclé balise le blues/rock "Wait", démontrant ainsi la diversité de style du combo! Une nouvelle preuve ? La ballade country "Guess I'll lay down", sans doute chantée par McDowell, devant le violon de Jacob Hiser (Hiser Brothers) et le piano de Liam Goodrick. Nouveau changement d’atmosphère pour "Prisoner of your touch", une plage aux saveurs latines délicatement parfumées de jazz, qu’entretient le piano de Goodrick. Une compo interprétée par une voix masculine. "Boots on the ground" est sculpté dans le R&B funkysant. "I don't need it" marque un retour au blues pur. Talentueux espoir, Brody Buster imprime nonchalamment le tempo de son harmonica, avant qu’il ne soit relayé par la guitare de Coyote Bill (un ami issu de Kansas City). Epatant ! Amanda s'enfonce plus loin dans le Delta pour déclamer son "Hard walkin' blues". Elle chante, la voix saturée d'émotion, devant une guitare rythmique qui s'impose, avant l'explosion attendue des cordes. Clairement blues, "Lady of the night" adopte un bon rythme, proche du "Help me" de Sonny Boy Williamson. Tel un cortège funéraire, "Breaking me down" avance lentement. Le ton est tragique, le dépouillement total. La ligne de basse grave. A tout instant, les cordes sont prêtes à hurler de désespoir, et lorsque enfin elles se manifestent, c'est avec beaucoup de pudeur et de tristesse. "Watch it all burn" change une fois encore de registre, un R&B tapissé par l'orgue de Tyson Leslie. D’excellente facture, cet LP s’achève par le titre maître, un long blues déclamatoire aux accents dramatiques. Amanda vit son chant. Elle hurle son mal-être. Dévorante, ravageuse, torturée, la gratte de McDowell nous entraîne alors au cœur d’un trip psychédélique.

 





 
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