Un goűt de gris pour Flox…

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Angel’s 11

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 27 juin 2016
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Angel Forrest
Blues/Roots
Autoproduction / Sarah French Publicity

En 27 ans de carrière, cette chanteuse canadienne a publié neuf albums. Elle a été plébiscitée meilleure chanteuse de blues dans son pays (Maple Blues Awards), trois années consécutives, soit en 2013, 2014 et 2015. Elle a fêté son anniversaire le 11 mars dernier, et en a profité pour sortir ce nouvel opus, "Angel's 11". Un disque dont les 11 plages sont signées par Angel et son partenaire et qui bénéficie de la participation de onze guitaristes différents. Une prouesse assurément ! C'est en interprétant le rôle de Janis Joplin, dans un spectacle qui lui rendait hommage, qu'elle s'est fait connaître. Et en 1997, elle récidivait à travers "Angel sings Janis live".

L’opus démarre en force par "Hangman", un excellent blues/rock. Angel a sacrée une voix. Mais pas au point de soutenir la comparaison avec celle de feu l’illustre Texane. Johnny Flash est un fameux gratteur. De son véritable nom Jean-Sébastien Chouinard, il participe régulièrement aux tournées de Garou. "All the way" aurait pu figurer au répertoire des Rolling Stones voire de Rod Stewart. La voix d’Angel est éraillée. Elle chante au sein d’un climat cuivré. Et c’est l’excellent Rob McDonald (NDR : un Torontois) qui est préposé à la six cordes. Toujours cuivré, "Spoil me up" est un r&b funkysant au cours duquel les interventions de Steve Strongman –qui a embrassé depuis peu une carrière solo– sont à la voix créatives et originales. Le jeune Ricky Paquette (24 ans) communique son enthousiasme à "Hold me tight", un blues rocker qui balance pas mal. Dimitri Lebel-Alexandre se consacre à la pedal steel sur "Tumbleweed", une piste aux accents country. Roots blues, "Goodbye" est dominé par la voix claire de Miss Forrest. Paul Deslauriers (NDR : c’est le leader du combo montréalais, PD Band) est à la sèche et sa sortie est superbe. Angel injecte un max de passion et de détermination à "Let me go", une ballade r&b indolente, circa Stax. Et paradoxalement, le jeune Kim Greenwood (26 ans) parvient à y révéler tout son potentiel. Corey Diabo, le gratteur de Jonas & The Massive Attraction, s’impose sur le rockin' blues "Wildflower, mais ses interventions sont un peu trop métalliques à mon goût. Autre Montréalais, Shane Murphy s’autorise des dérapages contrôlés tout au long de "Touch of my hand", un funky blues lent qui arrache. Probablement un des meilleurs titres du long playing. Autre blues lent, "Crucify" privilégie la mélodie. Un morceau tapissé par l'orgue Hammond et que chante passionnément Mrs Angel. Une plage qui bénéficie de la participation d’un des meilleurs, sinon du meilleur guitariste de blues canadien, Steve Hill. Il se réserve ici un envol prodigieux, mais tout en sensibilité. Le sommet de l’elpee ! La finale est royale. Une ballade sculptée dans les cordes acoustiques par Adam Karch (NDR : encore un Montréalais !) Très expressive, la voix d’Angel y est bien mise en relief.

 





 
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