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Fifty shades of blue

Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 13 décembre 2015
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Anthony Geraci and The Boston Blues All Stars
Blues/Roots
Delta Groove / Coast to Coast

Anthony Geraci est considéré comme un des meilleurs pianistes de blues contemporains. Et pourtant, il y a près de 40 ans qu'il roule sa bosse sur les routes. Au cours des 70’s, il avait participé aux aventures de deux excellents groupes issus de Boston : Sugar Ray & The Bluetones et Ronnie Earl and the Broadcasters. Puis, au sein de Little Anthony and The Loco-Motives, il avait publié deux elpees : "Can't take it" et "Don't wait on me", chez Deluge. Une époque au cours de laquelle il avait collaboré aux sessions d’enregistrement d’une pléiade d’artistes.

Signé chez Delta Groove (NDR : label établi à Los Angeles), il nous propose ce "Fifty shades of Blue", qu’il attribue au patronyme d’Anthony Geraci and The Boston Blues All-Stars. Et manifestement, pour concocter cet LP, il a bien reçu le concours du gratin des musicos issus de la grande cité du Massachusetts. Des sessions qui se sont déroulées au studio Keep the Edge, à Quincy. Son backing group implique le guitariste Monster Mike Welch, le bassiste Mudcat Ward ainsi que les batteurs Marty Richards et Neil Gouvin. Anthony se consacre au piano et à l’orgue. S’il ne chante pas, les vocaux sont assurés par de fameux vocalistes, comme Sugar Ray Norcia et Darrell Nullish, ainsi que deux chanteuses, Toni Lynn Washington et Michelle Wilson. Geraci signe les treize plages.

Superbe blues, "Everything I do is wrong" ouvre la plaque, une plage qu’interprète d’une voix naturellement puissante, Darrel Nuslish, alors que le jeune Mike Welch brille à la gratte en dispensant des notes parcimonieuses et d’une efficacité redoutable. Swing/blues, "Fifty shades of blues" élève le tempo. Michelle 'Evil Gal' Wison et Sugar Ray Norcia, dont la voix est vraiment taillée pour le style, chantent un duo. Geraci et Welch sortent de leur réserve. Le premier au piano. Le second à la guitare jump! Rien que du bonheur ! Norcia se consacre au micro pour cinq autres chansons. Tout d’abord deux Chicago Blues, au cours desquels il dégaine son harmo pour nous entraîner vers les sommets. Soit "Sad to be true", qu’il domine de sa voix puissante et expressive, pendant que Mike Welch triture sa slide. Puis "Heard that Tutwiler Whistle blow", au cours duquel le piano de Geraci semble hanté par Otis Spann. Des blues comme on les aime! Puis "Don't keep me waiting", une tendre ballade destinée à s’étreindre sur la pise de danse. Et encore la valse roots "Too late for coffee", une plage caractérisée par une très belle mélodie entretenue par des ivoires empreints d’une grande douceur. Sans oublier une dernière piste indolente remarquable, "You turn to cry". Michelle Wilson a récupéré le micro pour "If you want to get to Heaven", une ballade soul bien ficelée qu’elle interprète autoritairement. Darrell Nullish s’y consacre pour deux morceaux. Soit le shuffle chaleureux "The blues never sleeps", au cours duquel Anthony s’applique sur son piano tandis que Darrell s’autorise, à son tour, une sortie sur la musique à bouche. Et puis "Too Late for Coffee", encore une ballade soul/blues empreinte de douceur, que magnifie Anthony de ses ivoires. Originaire de la Caroline du Nord, Toni Lynn Washington est âgée de 80 balais. Et elle manifeste toujours autant de vigueur pour attaquer "Diamonds and pearls", un blues très rythmé, chargé de swing, qu’elle chante d’une voix impeccable, alors que Geraci et Welch se libèrent sur leurs instruments respectifs. L’opus propose deux plages instrumentales. Tout d’abord "In the quicksand, again", au cours de laquelle le doigté de Mike Welch se révèle aussi subtil que celui de Freddie King. Puis "Blues for David Maxwell", un hommage bouleversant adressé à l'un des meilleurs pianistes de blues blanc, qui a sévi au cours des 20 dernières années. Disparu en février 2015 des suites d'un cancer, ce disciple d’Otis Spann était également issu de Boston. 

 





 
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