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Robomuffin

Écrit par Didier Deroissart - mercredi, 05 avril 2017
Image
Atomic Spliff
World/Reggae
Autoproduction (Promo : Undivided Entertainment)

Atomic Spliff est né d’une rencontre entre deux jeunes chanteurs qui organisaient des soirées ‘Soundsystem’, au cœur de la Cité Ardente, début 2003.

Deux ans plus tard, Stoneman et Daddy Cookiz échangent quelques duos en ‘live’, puis décident de former un band. Au sein du crew : 3 djs et 4 chanteurs. Et son énergie est débordante. Son style ? Un reggae particulièrement ‘roots’, oscillant entre ragggamuffin, dancehall et rub a dub. Le tout sur des textes humoristiques qui évoquent leurs expériences au jour le jour, dans un climat propice à la bonne humeur…

En 2013, le combo publie une mixtape baptisée "PiratoMixtape". Puis son premier album, « Ras Attack », en 2015. « Robomuffin » constitue donc son deuxième véritable opus. Un disque tout au long duquel le band a décidé de remettre au centre des débats des thèmes comme la mondialisation, le réchauffement climatique et la surconsommation. Un flow bien plus pointu que sur le précédent LP.

Parcourue par un mélodica, « Appelle-Moi » ouvre la plaque. Pleines de bonnes vibes, cette plage est construite comme un comics yankee.

« Robomuffin » compare les humains à des numéros qui travaillent à la chaîne (boulot, métro, dodo). Une puce est implantée dans votre cerveau pour être formaté. Mais pas question de rentrer dans ce ‘Système’.

Ode au grand Bob Marley, « Peaceful Warriah » prône un certain pacifisme.

Coloré et cuivré « Train To Zion » nous propose un voyage entre la gare des Guillemins et Zion, le paradis sur terre. Pas de ticket et pas de stress. Il y a même un wagon réservé aux fumeurs. De ganja, on suppose. 

« Remove Ya » : ‘Dégage mon gars, je sais ce que je dois faire. Rien à foutre de Babylon. Je ne veux pas travailler. Stone Man, c’est à son rythme qu’il sculpte, dessine et écrit. Et il va pas, non plus couper ses dreadlocks…’

Mardjenal est un artiste issu d’Annecy, responsable d’une musique mêlant dancehall et reggae. Il apporte son concours à « Plus Haut ».

« Mr Postman » ou la vision alternative du facteur. Tous les jours, il dépose ses factures dans la boîte aux lettres. Mais le destinataire attend un colis posté depuis la Jamaïque. Qui n’arrive décidément pas…

Plus lent, « Pas Assez » (NDR : il a également fait l’objet d’une vidéo, et elle est disponible, ici est le single qui a précédé la sortie de l’album. Les lyrics abordent les thèmes de la mondialisation, de l’égoïsme et de la finance.

« Rock And Steady » et « Well Now » sont deux morceaux particulièrement dansants. Que ce soit sur le dancefloor ou sur les plages de Kingston. De quoi se vider le cerveau de tous les soucis de la vie quotidienne…

« Nerveux » (feat Dj Bust) opère un virage hip hop.

« Step Inna Di Dance » a retrouvé le chemin du rub a dub…

Une jolie voix féminine. Celle de la Lyonnaise LMK pour « Gall Inna Di Dance » qui semble tout à fait à l’aise au sein de ces rastas sympas.

« Ruff », mais sans collerette, ni cravate. 

« A Wa Do Dem » : sur la trace d’Eek-A-Mouse ? 

Après les Martiens, ce sont les robots qui débarquent sur terre. Mais attention, ils préludent la révolution ganja. Elle est d’ailleurs déjà en marche.

En concert ce le 14/04/2017 à l’Eden de Charleroi.





 

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