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Almost there

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 22 novembre 2016
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Barrelhouse
Blues/Roots
V2

Barrelhouse est une formation issue de Haarlem, aux Pays-Bas. Et il y a des lustres qu’elle roule sa bosse. Elle est donc née en 1974 ; mais malgré une parenthèse d’une dizaine d’années, elle n’a pas changé de line up. Constitué d’excellents musicos. Tout d’abord, le remarquable pianiste Han van Dam. Puis les deux gratteurs –des frères d’origine moluquoise, Johnny et Guus Laporte. Mais également le bassiste/accordéoniste Jan Willem Sligting et le batteur Bob Dros. Sans oublier la chanteuse Tineke Schoemaker. La discographie est conséquente ; mais on en épinglera un live, paru en 1979, un enregistrement en public auquel avait participé le génie de la Telecaster, Albert Collins.

Boogie imprimé sur un tempo enlevé, "Hard feelings" ouvre les hostilités. Tineke est derrière son micro. Et il ne faut guère longtemps pour que les ivoires, ainsi que les cordes des frangins Laporte, ne se libèrent. Le titre maître est un blues lent impeccable. Jimmy s’autorise un envol, mais particulièrement parcimonieux. Le rythme de "I wish I could pray" est plus soutenu. Han siège derrière son piano électrique. Johnny prend un billet de sortie. Il écrase ses pédales avec une belle habileté, bientôt relayé –et judicieusement– par son frère Guus. "I wanna go home" est un morceau co-écrit par Muddy Waters et J.T Brown. La voix de Tineke est fiévreuse. Elle vit son blues. Ivoires et bottleneck se distinguent au cœur d’un accompagnement tout en sobriété. La reprise du "Don’t hold your breath" d’Ike Turner est très réussie. Han van Dam démontre toute sa maîtrise au piano roadhouse. La fratrie met conjointement le nez à la fenêtre. L’un à la slide, l’autre à la guitare classique. Un grand moment! La voix pure de Miss Schoemaker est uniquement soutenue par les ivoires, tout au long du "Goodbye" de Bumble Bee Slim, un blues dépouillé et émouvant. Bref instrumental, le "Holy Poky" met en exergue le talent Johnny Laporte, à la six cordes. "Down in the Alley" en revient au boogie. Au piano, van Dam est à la fois brillant et intenable. Il est talonné par les interventions frénétiques des frangins Laporte, aux grattes. Et elles sont particulièrement inspirées tout au long du "Born to die" de Blind Willie McTell. Un Chicago shuffle au tempo blues/rock. Bien jolie ballade, "Lonely together" puise son inspiration dans le R&B. La voix de Tineke est ravissante. Les guitares réverbèrent des accents hawaïens. La finale est surprenante. Une ballade unplugged, aux accents subtilement tex mex, signée Nick Lowe. Son titre ? "Withered on the vine". Les vocaux y sont bien secondés par les cordes acoustiques et l’accordéon de Sligting.

 





 
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