Texas a manifestement encore des planches…

Texas
Forest National
Bruxelles
14-11-2017
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Wish for what you want

Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 26 avril 2015
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Billy Walton Band
Blues/Roots
Vizztone

Ce jeune chanteur/guitariste nous vient du New Jersey. Encore jeune, il vient à peine de fêter ses 30 ans. On ne lui connaît guère de faits d’armes significatifs, hormis sa participation à l’aventure du groupe Boccigalupe and The Bad Boys. Il pratique un hard blues qui doit autant à Jimi Hendrix, Eric Clapton que Stevie Ray Vaughan. Mais en manifestant l’esprit aventureux réminiscent d’un Warren Haynes voire de Derrick Trucks. Billy drive aujourd'hui son propre band, en compagnie duquel il a déjà publié quatre albums, "Live at the Stone Pony" en 2010, "Billy Walton Band" en 2009, "Crank it up" en 2012 et "Neon City" en 2009. Son backing group réunit le bassiste William Paris, le drummer John D'Angelo, le tromboniste Ian Gray et le saxophoniste Sean Marks. Lors des sessions, il a reçu le concours de quelques potes, des sessions qui se sont déroulées au studio Shore Fhire, sous la houlette de Tony Braunagel, le drummer du Robert Cray Band.

L'opus s'ouvre par "Fish for what you want", un blues imprimé sur un mid tempo. Cuivrée, cette plage est tapissée par l'orgue de Mike Finnigan (ex-Taj Mahal Band et ex-Phantom Blues Band). Cet invité communique une sonorité très Memphis au morceau. Billy s'envole sur ses cordes lors d’un solo incisif, bien amplifié. Compo rock, "True lovin' man" lorgne carrément vers Tom Petty and The Heartbreakers. La voix de Bill est d’ailleurs proche de celle de Petty. Au sax, Sean Marks tire son épingle du jeu. Dans le même style, "Mountain" libère des riffs autoritaires mais hantés par Hendrix. Signé Felix Cavaliere, "Come on up" a permis aux Young Rascals de décrocher un hit, au cours des sixties. La version du BWB est très réussie ; une plage bien rock'n'roll caractérisée par de bonnes combinaisons instrumentales. Billy se sert d’une guitare Resonator pour dialoguer avec l'harmonica de Southside Johnny, le leader des Ashbury Dukes, sur "Blues comes a knockin'", un blues rafraîchissant. Cuivré, "Forgive and forget" oscille entre rockin' blues et R&B. Toujours ‘hendrixienne’, la guitare flâne judicieusement. Roots song, "Change " ne manque pas de charme. John D'Angelo balise le tempo. Finnigan siège derrière l'orgue Hammond. Réverbérée, la guitare communique une saveur toute louisianaise à la plage. Autre blues bien amplifié, "Worried blues" est assez proche du traditionnel "Walkin' blues". Et au cœur du Delta, Walton se révèle un gratteur de blues intéressant. Soul ou plus exactement southern r&b, "Till tomorrow" est une piste agréable à l'écoute. La reprise du "Just to walk that little girl home" de Willy Deville et Doc Pomus est excellente. Solides, les percus de D'Angelo dynamisent l’ensemble, alors que Billy s’autorise un nouveau billet de sortie dans l’esprit du grand Jimi ! Pop/roots, "It don't matter" aurait également pu figurer au répertoire de Tom Petty. En finale, "Hudson County Star" nous plonge dans l'ambiance festive de la Nouvelle Orléans. A cause du trombone de Ian Gray et du piano syncopé de Finnigan. Puis cette compo emprunte le rythme du rock'n'roll pour décrire les dérives de la scène politique du New Jersey.

 





 
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