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Took you long enough

Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 27 aoűt 2017
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Brad Stivers
Blues/Roots
Vizztone

Brad Stivers est né en Californie. Il apprend d’abord à jouer du trombone et du saxophone. Mais lorsque sa famille s'installe dans l'état de Washington, il tombe sous le charme de la guitare et commence à écouter des bluesmen, et tout particulièrement BB King, Stevie Ray Vaughan et Joe Louis Walker. Il file alors dans le Colorado où il fonde, en 2014, son premier groupe, Bad Brad & The Fat Cats. Il représente son état à l'International Blues Challenge de Memphis où il atteint la finale. Il se fixe enfin à Austin, au Texas, où il vit toujours. Ce qui lui permet de fréquenter les meilleurs clubs locaux comme le Continental Club et l’Antones. Après avoir publié son premier elpee solo, "American Music", il signe chez Vizztone, label pour lequel il grave ce nouvel opus, en mai dernier. 

Rock'n'roll pur, court, direct et efficace, "2,000 miles" ouvre la plaque. Brad possède une très bonne voix, mais comme si elle sortait tout droit d’un juke-box, au cours des 60’s. Traduit en succès par Ray Charles, en 1966, le nerveux "You're just about to lose your clown" en est un nouvel exemple. La section rythmique structure la trame. La voix s’emporte. Invité, Mark Wilson prend son envol au saxophone avant de céder le relais aux cordes du leader. Qui sont omniprésentes tout au long du rockabilly bien dynamique "Put it down". La voix de Brad est bien mise en relief tout au long du funky r&b "Took you long enough". Légèrement rocailleuse elle évolue au sein d’un registre étonnant. En outre, elle dialogue avec les courtes séries de notes dispensées par les cordes. "Here we go again" est une autre compo qui figurait au répertoire de Ray Charles. Une ballade subtilement dépouillée, attaquée en formule trio. Brad et Miss Emily Gimble se partagent les vocaux. Cette dernière se consacre au piano et Eric Przygocki, à la contrebasse. A l’instar du morceau précédent, la suite se révèle un peu plus paisible. En 1971, le soulman O.V Wright publiait "Nickel and a nail". Roy Buchanan a repris ce titre en 1985. Brad et Malford Milligan nous en proposent une nouvelle version qui se distingue par des interventions remarquables, à l'orgue Hammond, du producteur texan Bukka Allen. Ce qui n’empêche pas Stivers de prendre un bel envol sur ses cordes. Un sommet de cet opus! "One night of sin" est issu de la plume du néo-orléanais Dani Bartholomew, une compo reprise par Joe Cocker. Adorable, d’une simplicité et d’une efficacité déconcertantes, la nouvelle adaptation est instrumentale. "Can't wait" campe un shuffle solide et explosif. Très texan aussi. Et bien dans l’esprit du regretté concitoyen d'Austin, Stevie Ray Vaughan. "Save me" est un slow blues de référence. Chargée de reverb, la gratte produit un effet dramatique saisissant, alors que la voix colle parfaitement au morceau. Le long playing s’achève par une cover du notoire "Cold sweat" de James Brown, en version instrumentale. La section rythmique trace la ligne de conduite funk et la guitare est une dernière fois mise en exergue...

 





 
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