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That's what they say

Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 13 décembre 2015
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Brad Vickers & His Vestapolitans
Blues/Roots
ManHat Tone / Frank Roszak Promotions

Brad Vickers nous vient de Long Island, sur la côte Est, non loin de New York. Il y drive ses Vestapolitans. C’est-à-dire une section rythmique constituée du batteur Bill Rankin et de la bassiste Margey Peters. "That's what they say" constitue son cinquième elpee. Il fait suite à "Le Blues Hot", paru en 2008, "Stuck with the blues", en 2010, "Travelling blues", en 2011 et "Great day in the morning", en 2013. La musique creuse au sein des racines, qu’elles soient blues, folk ou ragtime ; mais elles sont teintées d’une bonne dose de rock'n'roll. Les sessions se sont déroulées au sein du studio Fat Rabbit. Etabli à Montclair, dans le New Jersey, il appartient au guitariste Dave Fross.

L’opus s’ouvre par deux traditionnels issu des années 30, au cours desquels Brad se sert du bottleneck. Tout d’abord "Seminole blues", un blues composé par Tampa Red, en 1937. Puis la cover du "Don't you love your daddy no more?" de Leadbelly. Accrocheuse, la version baigne dans un jazz d’époque. Dave Gross s’y consacre à la mandoline, Matt Cowan au sax baryton et surtout Jim Davis à la clarinette. En général, le reste du tracklisting est partagé entre la plume de Vickers et de Miss Peters. Souligné par les violons de Charles Burnham et de Margey Peters, le ragtime blues "If you leave me now" est imprimé sur un tempo enlevé. Burnham est toujours à l’archet pour un autre traditionnel, "Everything about you is blue". Soutenu par le concours de deux saxophones ténor, et repris en cœur par Brad et Margey,  "Another lonesome road" consomme une légère dose de rock'n'roll. "That's what they say" opère un retour au blues basique, dépouillé. Folklorique, "Mountain sparrow" est une invitation à la danse. Gross double banjo et mandoline alors que Margey se consacre au violon. "Fightin'" est interprété presque a capella. Seuls quelques claquements de mains et de modestes percussions épaulent les voix de Brad, Margey, Dave Gross et de Mikey Junior, invité pour la circonstance, tout au long de ce morceau qu’on pourrait comparer à une work song, voire à un gospel dépouillé. Excellent ! Séduisant, "Don't you change a thing" est sculpté dans un country/rock'n'roll. Le rythme s’est envolé. La voix de Brad passe bien la rampe face au violon de Miss Peters. Bref intermède, "Wishing well" est un prétexte à la danse populaire. Margey chante "Mama's cookin'", un country/boogie balisé par les saxophones de Cowan et Davis. "21st Century Rag" revient aux racines, un ragtime dominé par les interventions enchanteresses de deux violons et chanté en duo par Brad et Margey. Vickers ne boude pas le rock'n'roll ; et tout particulièrement l’originel. A l’instar de "The Secret", une plage au cours de laquelle s’illustrent les saxophonistes ainsi que les ivoires de Dave Gross. "Having a ball" est probablement la meilleure compo de l’opus. Un swing rockin' blues léger, mais terriblement efficace. Profitant de la solide ligne de basse, les cordes électriques de Dave Gross peuvent enfin décoller. Et le titre final est également très réussi. Sobre, simple et élégant, il met en exergue trois voix féminines, celles de Margey Peters, Christine Santelli et Gina Sicilia, sur un lit de cordes naturelles, dispensées par la mandoline et une gratte sur laquelle glisse un bottleneck…

 





 
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