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Edge of the sun

Écrit par Bernard Dagnies - mardi, 29 décembre 2015
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Calexico
Pop/Rock
City Slang / Konkurrent

Pour enregistrer son neuvième album studio, Calexico a reçu le concours d’une brouette d’invités. Une participation qui aurait pu nuire à l’homogénéité de l’opus. Ce qui est loin d’être le cas.

« Edge of the sun » s’ouvre et se referme par les deux plages les plus pop. Soit « Falling from the sky », malheureusement gâchée par un synthé peu judicieux, auquel participe le chanteur/guitariste de Band of Horses, Ben Bridwell, et puis « Follow the river », une ballade americana fort conventionnelle, au cours de laquelle Nick Urata (DeVotchKa) vient se joindre aux backing vocaux. De l’americana, qu’on retrouve sur le dylanesque « While the angels played », une piste aux sonorités de claviers poussiéreuses, parcourue par une pedal steel. Ou encore le plus alt country « Bullet & rocks », auquel Sam Beam (Iron & Wine) participe, une superbe compo digne de l’âge d’or de REM. Et dans le style on épinglera encore la valse country rock « Woodshed waltz ». Mais passons à la quintessence de cet opus…

Et aux collaborations vocales féminines. Ainsi Neko Case partage un duo avec Joey sur le mystérieux et éthéré « Tapping on the line ». La Guatémaltèque Gaby Moreno l’imite sur le ska indolent « Beneath the city of dreams » qu’elle interprète dans la langue de Cervantès ; mais également la valse « Miles from the sea », un morceau enrichi d’arrangements de cordes et de cuivres. C’est également dans cet idiome qu’Amaparo Sanchez attaque « Cumbia de donde », un titre mariachi, percutant et hymnique. Sans oublier la chanteuse mexicaine Carla Morrison, qui pose sa voix sur le reggae ténébreux et cuivré « Moon never rises ».

« World undone » constitue certainement le sommet de l’opus. Et c’est le groupe grec Tikam qui apporte une coloration inédite à l’expression sonore de Calexico, en tapissant la texture sonore de violon, qanum, oud et clarinette ; une mélopée énigmatique, soulignée par des cordes rafraîchissantes jouées en fingerpicking. Enfin, l’instrumental « Coyoacán » en revient aux sources caribéennes de Calexico ; piste ‘enniomorronesque’ enlevée, elle implique bien évidement ivoires très caractéristiques, harpe et tutti quanti.

Finalement, un album fort agréable à écouter, même si chez Calexico, ces compos prennent une toute autre dimension en ‘live’…

 





 
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