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The Rarity of Experience I + II

Écrit par Bernard Dagnies - vendredi, 21 octobre 2016
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Chris Forsyth & The Solar Motel Band
Pop/Rock
No Quarter / Konkurrent

Etabli à Philadelphie, Chris Forsyth est un guitariste/compositeur américain dont la carrière a commencé au tout début de ce millénaire. Avant de fonder le Solar Motel Band, en 2013, il a milité au sein d’une multitude de groupes. Mais il a surtout longtemps sévi dans la zone crépusculaire de l’underground, publiant quelques albums en solitaire, dont un certain « Kenzo Deluxe », en 2012. Nous y reviendrons. Tout comme sur le rôle de Richard Lloyd (Television), en compagnie duquel il a approfondi une certaine technique de guitare.

Sur ce double compact disc, le Solar Motel Band réunit Nick Millevoi à la seconde gratte, Peter Kerlin à la basse et Steven Urgo aux drums. Depuis, la sortie de cet opus, ce dernier a cédé les baguettes à Ray Kubian. Lors des sessions, il a également reçu le concours de quelques invités, dont le claviériste Shawn E. Hansen et le saxophoniste Daniel Carter.

La seconde plaque est sans doute la moins intéressante. En ouverture, « The First ten minutes of Cocksucker Blues » figurait sur l’album « Kenzo Deluxe ». Mais on ne peut pas dire que cette nouvelle version casse la baraque. Une forme de prog/rock/jazz essentiellement alimentée par des percus tribales et bien sûr la guitare de Forsyth ; le tout infiltré par un filet de clavier et traversé par saxophone plutôt free, exécuté dans l’esprit de Miles Davis. Deux autres morceaux trempent davantage dans l’ambient, même si « Old Phase » se distingue par des poussées de fièvre électriques. Enfin, on épinglera quand même la reprise du « The calvary cross » de Richard Thompson ». Chris y marmonne ses lyrics, sur une trame sonore imprimée sur un mid tempo tout en véhiculant, circonstanciellement, des accents crazyhorsiens.

Mais venons-en à la galette la plus accomplie. Les guitares sont bien sûr toujours au centre des débats. Cependant, elles évoluent dans un contexte bien plus rock, s’appuyant sur une solide section rythmique. Les deux versions de « The rarity of experience » sont épatantes. La texture de la deuxième est sculptée dans le funk blanc, même si le soliste libère des notes aussi limpides que lumineuses. Sur la première, nonobstant le riff emprunté au « Pinball wizard » du Who, c’est le spectre de Television qui se met à planer ; spectre qui rôde également tout au long de « High castle rock ». Quand au trois autres pistes (« Anthem » I et II ainsi que « Harmonium dance »), elles nous replongent dans l’univers West coast du début des 70’s, si bien incarné par Grateful Dead. Des morceaux qui dépassent le plus souvent les 10 minutes et rappellent les jams mémorables immortalisées par le groupe de feu Jerry Garcia. Et franchement, si vous aimez ce type de musique, vous ne serez pas déçus…

 





 
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