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Hard truth

Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 27 aoűt 2017
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Coco Montoya
Blues/Roots
Alligator / V2

Ce chanteur/guitariste californien vient de fêter ses 65 balais. Il peut se targuer d’une longue carrière. Il a milité chez les Bluesbreakers de John Mayall, durant plus de dix ans. Il a ensuite embrassé une carrière personnelle, ponctuée d'une dizaine d'albums. "Hard truth" a été enregistré au Ultratone de Burbank, sous la houlette de Tony Braunagel. Et bien entendu, tous les musicos de la bande à Braunagel ont participé aux sessions : Mike Finnigan aux claviers ainsi que Johnny Lee Schell à la guitare rythmique. Sans oublier, Tony à la batterie.

"Before the bullets fly" est une composition signée Warren Haynes (Gov't Mule, Allman Brothers Band). Coco se sent comme un poisson dans l’eau tout au long de cette cover. Il étale déjà toute sa technique tellement proche de celle d'Albert Collins, et bénéficie du soutien de Mike Finnigan à l’orgue Hammond. Une parfaite entrée en matière! "I want to shout about it" est issu de la plume de Ronnie Earl. Coco chante d’une voix naturellement puissante, ce soul/blues imprimé sur un tempo enlevé qui tire parti, à nouveau, de cette parfaite dualité entre la guitare et l'orgue. Braunagel balise de son drumming, "Lost in the bottle", un blues/rock nerveux et énergique, au cours duquel on assiste à un duel de haut vol entre la six cordes de Montoya et la slide de Lee Roy Parnell (NDR : établi à Nahsville, ce Texan est un artiste notoire dans l’univers du roots). "Old habits are hard to break" a été composé par John Hiatt et Miss Marshall Chapman. Blues, la version est subtilement rythmée et se distingue par une nouvelle envolée magique de Montoya. "Devil don't sleep" évolue sur un rythme indolent. Sombre, le climat est entretenu par les roulements lugubres de Braunagel, alors que la gratte de Coco et la slide de Johnny Lee Schell entrent en dialogue. "Where can a man go from here?" constitue le meilleur blues lent du long playing. Les interventions à l'orgue Hammond sont chaleureuses. La voix de Coco est chargée de feeling et de passion. Enchanteresses, ses cordes adoptent toutes les ficelles du style. "I'll find someone who will" est plus funky et dansant, une piste dont le refrain est repris en chœur par les deux choristes, Teresa James et Deb Ryder. Un genre qu’il apprécie également. Il attaque "The moon is full", une compo issue de la plume de Gwen Collins (NDR : c’est la veuve d'Albert) qui figurait sur "Showdown!", un opus sorti en 1985, auquel avait participé Robert Cray, Johnny Copeland et Albert Collins. Coco et Billy Watts conjugue leurs cordes, avec bonheur, tout au long de "Hard as hell", un rock’in blues au cours duquel Finnigan se révèle impérial à l'orgue...

 





 
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