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Upside down mountain

Écrit par Bernard Dagnies - vendredi, 05 septembre 2014
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Conor Oberst
Pop/Rock
Nonesuch / Warner Music (Promo : La Mission)

Considéré comme chanteur/auteur/compositeur américain, parmi les plus doués de sa génération, Conor Oberst s’est surtout forgé sa notoriété au sein de Bright Eyes. Notamment à travers « Fevers & Mirrors » et « Lifted or the story is in the soil, keep your ear to the ground », parus respectivement en 2000 et 2002 et considérés comme incontournables. Mais l’artiste est également impliqué dans des tas de projets, parmi lesquels on épinglera  Desaparecidos, The Mystic Valley Band et Monsters Of Folk. Sans oublier ses multiples (NDR : et le mot est faible !) collaborations. Et bien sûr son aventure en solitaire.

« Upside down » constitue donc son nouvel elpee solo. Un disque fondamentalement country/folk, mais qu’il teinte subtilement et régulièrement de nuances pop (le plus allègre « Kick »), rock, lo-fi, americana et caribéennes (« Hundred of ways »). Suivant les compos, bien sûr. Des chansons dont les lyrics sont extrêmement soignés et profonds, traitant de l’amour, de l’addiction, de la mort, du temps qui passe, de Dieu et de la solitude. L’ombre de Bob Dylan plane parfois (« Lonely at the top », « Night at lake unknown », « You are your mother’s child »), l’électro opère l’une ou l’autre apparition furtive (« Time forgot ») et le brumeux « Double life » aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre Paul Simon, Art Garfunkel et Connan Mockasin. Mais les plages les plus intéressantes sont manifestement les plus dynamiques. Et en particulier le cuivré « Governor’s ball », « Zigzagging toward the light », caractérisé par ses petits éclats de gratte sèche et électrifiés, avant de s’achever au cœur d’une intensité électrique,  ainsi que le mid tempo « Desert island questionnaire », à l’instrumentation plus riche (Jonathan Wilson, le producteur vient même y jouer du glockenspiel). Bref un album de bonne facture, aux arrangements particulièrement soignés, mais qui manque quand même de punch. Petite parenthèse, la voix d’Oberst est un peu chevrotante, mais quand elle est triturée, elle me fait parfois penser à celle de Steve Harley (Cockney Rebel)…

 





 
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