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Magic honey

Écrit par Jean-Claude Mondo - samedi, 16 novembre 2013
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Cyril Neville
Blues/Roots
Ruf / V2

Cyril Neville nous vient de la Nouvelle-Orléans. Agé de 65 balais, ce chanteur/percussionniste et son frère Art, ont sévi au sein du groupe funk, The Meters. En 1977, leur nouveau projet devient une véritable affaire de famille qui répond au patronyme des Neville Brothers. 35 ans plus tard, la formation est d’ailleurs toujours bien vivante, même si elle ne se réunit plus qu’épisodiquement. Début des années 2000, Cyril enregistre en compagnie des Uptown All Stars et de Tribe 13. Et au cours des deux dernières années, participe à l’aventure du Royal Southern Brotherhood, en compagnie des guitaristes Mike Zito et Devon Allman. Il avait également publié trois albums solo, dont le dernier "Brand new blues", remonte à 2009. Ce nouvel opus a été enregistré à Bogalusa, en Louisiane, un opus pour lequel il a reçu le concours du guitariste Cranston Clements (ex-Dr John, Boz Scaggs), du bassiste Carl Dufrene (Anders Osborne, Tab Benoit), du drummer Willie Green (ex-Neville Brothers), et du claviériste Norman Caesar, sans oublier la présence de quelques amis invités. 

"Magic honey" ouvre la plaque. Un R&B percutant. La voix de Cyril colle vraiment au rythme. Signé Dr John, "Swamp funk" reflète parfaitement la musique issue de la Nouvelle Orléans. Un funk tapissé de claviers qui met en exergue quelques gloires locales. Dr John se charge des parties d’orgue et Allen Toussaint du piano. Blues lent, "Something's got a hold on me" concède des accents dramatiques. La voix est chargée de rage contenue, face à la guitare hendrixienne du producteur David Z. Cyril est son épouse Gaynielle ont coécrit "Another man", une fort jolie ballade aux accents exotiques. Le chant est chargé de passion alors que devant le piano percussif d'Allen Toussaint, la six cordes lorgne vers Carlos Santana. Et ce n’est pas une surprise. Cranston Clements tire son épingle du jeu tout au long de "Still going down today", un excellent blues, abordé à la manière d'Albert King. Issu de la plume de Paul Butterfield, "You can run but you can't hide" (NDR : ce titre figure sur "Put it in your ear", un album paru en 1975) scelle une belle rencontre entre le blues rock bien électrique et le funk louisianais. Ecrit par Warren Haynes de Gov't Mule, "Invisible" est un intéressant R&B funkysant. Cyril chante "Blues in the truth" d’une voix pure, un blues lent classique au cours duquel Cranston gratte ses cordes en adoptant une nouvelle fois le toucher d'Albert King.  Walter Trout cosigne "Running water", un morceau funk tapissé par l'orgue Hammond de Caesar, mais surtout caractérisé par les interventions de Mr Trout à la guitare. Et cela s'entend ! Mike Bloomfield et Nick Gravenites ont coécrit "Working man" pour "Mourning in the morning", un album d’Otis Rush paru en 1969. S’appuyant sur un riff puissant, ce rockin' blues bénéficie de la participation de son ami Mike Zito, dont la guitare slide apporte un changement de tonalité judicieux. Et ce dernier récidive sur "Honey and oil". "Slow motion" achève l’opus, un titre paradoxalement de pur reggae.

 





 
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