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The Real thing

Écrit par Jean-Claude Mondo - samedi, 21 février 2015
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D.A. Foster
Blues/Roots
Vizztone

David ‘D.A.’ Foster est un chanteur de blues. Il a entamé sa carrière à l'âge de 19 ans. Et tout particulièrement quand il est devenu l'un des propriétaires d'un nightclub devenu légendaire, établi dans le Connecticut, le Shaboo Inn, à Willimantic, un club susceptible d’accueillir un millier de personnes. Le patron du club, c'était Dick Waterman, qui manageait alors Bonnie Raitt, Roomful of Blues, Buddy Guy et encore Junior Wells. Les plus illustres bluesmen se produisent dans ce club, début des 70’s. Sa voix, David va la forger au contact de ces musiciens mythiques. En 1979, il fonde Shaboo All Stars, en compagnie du guitariste Matt Murphy, l’ex-gratteur des Blues Brothers, backing band du célèbre harmoniciste James Cotton. En 1982, le club ferme ses portes. Foster poursuit son aventure chez les All Stars, qui impliquent alors l’ancien bassiste d’Electric Flag, Harvey Brooks. En 1987, Brooks remonte cet Electric Flag, à Los Angeles. Il y engage David, aux vocaux, et Mike Finnigan, aux claviers. Foster revient, un peu plus tard, dans le Connecticut, où il relance ses Shaboo All Stars. Il gère alors sa propre boîte, la Shaboo Productions. En 1999, alors qu'il se produit régulièrement au Mohegan Sun Casino, à Uncasville, il décide de changer le patronyme de son combo en Mohegan Sun All Stars. Un bon contrat à la clé, il rappelle son ami Mike. Et aujourd'hui, il peut enfin concrétiser son projet personnel, en publiant "The Right Thing", un long playing pour lequel il a reçu le concours du Phantom Blues Band, dont le line up réunit Mike Finnigan, le drummer Tony Braunagel, le bassiste Larry Fulcher et le guitariste Johnny Lee Schell. Mike et Tony en assurent la production!

R&B classique, "Good man bad thing" ouvre l’LP. Superbe blues rythmé, "The real thing" rocke subtilement. Soutenue par le piano roadhouse de Mike et les cordes de Jimmy Lee, la voix de Foster est souveraine. "We all fall down" est une ballade R&B que David chante face aux voix féminines conjuguées par Julie Delgado et Nita Whitaker. Finnigan y injecte ses interventions à l’orgue, alors que Josh Sklair saupoudre l’ensemble d’accords de guitare subtils. Un même tempo guide "Ain't doing too bad", un R&B légèrement funky au cours duquel les cuivres de Farrell Leonard et Joe Sublett font la différence. Jimmy Lee Schell introduit "This time I'm gone for good", une plage soul, très lente. Empreintes d’une grande sensibilité, ses cordes épousent le chant chaleureux de Foster. La reprise du "Super lover" d'Eddie Hinton est balisée par les percus de Tony Braunagel et Lenny Castro, mais laissent s’échapper les voix féminines et les cuivres. Des voix toujours enchanteresses qu’on retrouve sur "I need a good woman bad" et le "You just can't smile it away" de Bill Withers, une piste illuminée par la trompette de Lee Thornberg. "Smack dab in the middle" est un titre issu de la plume de Charles E. Calhoun, alias Jess Stone, un musicien qui avait notamment écrit pour les Drifters, Big Joe Turner et Ray Charles. Ce dernier l’avait inclus dans son répertoire. Ce R&B bien nerveux préfigurait la naissance du rock'n'roll. Sublett entre en effervescence sur le "Lie top me" de Brook Benton, blues de bonne facture. "Gee baby ain't good to you" baigne dans une atmosphère jazzyfiante, nightclubienne. Et l’elpee de s’achever par la meilleure piste du long playing, un blues basique judicieusement baptisé "Down home blues". Finnigan y double piano et orgue avec bonheur.

 





 
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