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Texas a manifestement encore des planches…

Texas
Forest National
Bruxelles
14-11-2017
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Cities in Blue

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 20 juillet 2016
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Danny Marks
Blues/Roots
Autoproduction / Sarah French Publicity

Danny Marks est un vétéran de la scène blues canadienne. Au cours des sixties, il militait déjà au sein d’un groupe répondant au patronyme d’Edward Bear. Il anime, depuis belle lurette, une émission de blues à la radio ; ce qui ne l’empêche pas de continuer à se produire dans les  clubs. Sa discographie solo n’est pas très riche. On lui connaît "Guitarcheology" et "True". Et plus récemment, "Big Town boy" et "A friend in the blues". "Cities in blue" ne serait que son cinquième elpee publié en solitaire.

Un titre d’album judicieux qui nous entraîne dans un périple entre les grandes cités des USA. Danny prend la route de "Houston to L.A", soit entre le Texas et la Californie, trajet accompli, il y a bien longtemps, par le légendaire T Bone Walker. Une plage chargée de swing et de jump. La voix est empreinte d’une grande sérénité. Les interventions de guitare sont excellentes. Caractérisé par les sonorités métalliques de la Resonator, "Belt line blues" est une piste particulièrement roots. "Once I was crazy" baigne dans le dixieland de la Nouvelle Orléans. Une impression accentuée par les interventions de la mandoline de Ken Whiteley et la trompette feutrée de Chris Whiteley. Les cuivres et les sonorités immaculées dispensées par Julian Fauth servent d’appel au "Kansas City shout". Excellent southern R&B, "Memphis got soul" est amorcé par des accents électriques réminiscents de BB King, avant de libérer des sonorités Stax familières à la grande ville du Tennessee. Mr Marks nous invite alors à vagabonder au sein des rues animées de la Nouvelle Orléans tout au long de "Heading down to New Orleans", théâtre d'un jazz traditionnel et suranné, que met en scène le piano de Jonathan Goldsmith. Un tel voyage ne peut être accompli, sans faire une escale à Chicago, la cité qui a tant apporté au blues urbain. Les interventions vaporeuses de la slide, mais également du piano de Julian Fauth et d'harmonica de David Rotundo entretiennent "Blues came to Chicago", un blues de bonne facture. Une pause s’impose. Ce sera dans le Mississippi. Un retour aux racines reflété via "Going down the road", dans une ambiance créée par un jug band, impliquant mandoline, harmonica, percussions et voix multiples, qui soulignent le chant de Danny. Le trip musical échoue à New York, la Big Apple, pour une des meilleures compos de l’opus, un morceau dominé par l'orgue de Goldsmith et les cordes électriques du leader. "Land where blues began" opère un nouveau détour par le delta, une piste au cours de laquelle Robert Piltch démontre son savoir-faire au bottleneck. Le long playing recèle encore un bonus instrumental intitulé "Lights out". On soulignera encore l’excellente production réalisée par d'Alec Fraser, dont la carte de visite mentionne des mises en forme pour Snooky Pryor, Billy Boy Arnold, Pinetop Perkins et Jeff Healey. Elles de datent pas d’hier, mais elles ont le mérite d’exister. Excellent!

 





 
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