The Machine That Made Us

Flotation Toy Warning
Pop/Rock
Talitres / V2
A ce jour, ...Lire la suite...

Garciaphone, mangeur de ręve…

C’est ce 10 novembre que paraît le deuxième ...Lire la suite...

Hairy Mountain

Écrit par Jean-Claude Mondo - vendredi, 27 janvier 2017
Image
Datura4
Pop/Rock
Alive Natural Sound / Sonic RendezVous

Ce quartet australien avait publié un album passionnant, en 2015. Intitulé "Demon Blues", il était habillé d’une pochette psychédélique dominée par la couleur rouge. Le line up est inchangé, puisqu’il implique toujours les chanteurs/guitaristes Dom Mariani et Greg Hitchcock, le batteur Warren Hall et le bassiste Stu Loasby. Pour ce nouvel opus, la pochette, tout aussi baroque, est dominée par la couleur bleue. Cependant, la fleur de Datura est encore bien présente. Découpé en dix morceaux, l’elpee s’ouvre et se referme par les plus psychédéliques. Entre elles, le style adopte un profil davantage rock bluesy. Une constante, les grattes sont omniprésentes.

"Fools gold rush" entame l’opus. Une plage flamboyante au cours de laquelle les guitares crèvent l’écran. L’une d’entre elles libère des sonorités ‘fuzzy’. L’autre sort de sa réserve, sous l’impulsion des pédales. Dom et Greg chantent en duo. Finalement cette composition ne manque pas de charme et se révèle particulièrement agréable à l’oreille. Suivant la même formule, "Trolls" subit une attaque frontale, d’une intensité insoupçonnée. Les vocaux se conjuguent à l’unisson. C’est une des particularités de l’expression sonore du band. Parfaitement soudée, la section rythmique porte les deux solistes qui attendent patiemment leur tour pour décoller. En fait, Datura4 propose un power pop rock audacieux qu’il trempe constamment dans le psychédélisme. Relativement déjantées, les guitares sont toujours prêtes à déraper. Dérapages qui ne se produisent jamais, afin de conserver ce sens mélodique. Et "Something to hide" en est une autre illustration.

"Uphill climb" adopte un profil blues/rock au cœur léger. Un peu comme les stoner bands, il y a presque un demi-siècle. Le premier soliste écrase à nouveau les pédales, avant d’être relayé par son partenaire, dont les interventions sont davantage allumées. Plusieurs compos se distinguent par des intros originales. D’abord "Mary Carroll Park". Une impulsion fiévreuse amorce ce titre franchement plus rock’n’roll, au cours duquel la slide se révèle bien gouailleuse. Puis "Greedy World". Il s’ébroue sur un riff digne de Ritchie Blackmore. Sculptée dans le pop/blues/rock, cette piste est à nouveau enrichie par les interventions de slide. "Too much (or not enough)" enfin. Démarrant sur des riffs ‘rollingstoniens’, cette compo est sculptée dans un blues/rock, mais à la sauce Datura4 ; les deux gratteurs se relayant inlassablement. 

Caractérisé par ses riffs puissants, "Hairy Mountain" rappelle manifestement le Free du tout début des seventies. L’ambiance est volontairement dramatique. Baignant au sein d’un trip acide, ce titre se distingue par le crescendo du tempo ; alors qu’un des solistes appuie de plus en plus fébrilement sur ses pédales. Une rythmique boogie balise "Confide in me", un blues/rock réminiscent du Status Quo au sommet de son art. "Broken path" clôt ce long playing. Dominée par les cordes acoustiques, cette ballade concède des accents country/folk. Un excellent LP dans son style !

 





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement