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Slip into a dream

Écrit par Jean-Claude Mondo - vendredi, 30 octobre 2015
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Dave Weld & The Imperial Flames
Blues/Roots
Delmark / Frank Roszak Promotions

Dave Weld est né à Chicago, en 1952. Avant de succomber définitivement au blues, ce guitariste écoutait surtout les Rolling Stones, Eric Clapton et John Mayall. Puis, il s’est intéressé aux légendaires Howlin' Wolf, Lightnin' Hopkins et BB King ! Mais la claque, il la prend en découvrant Hound Dog Taylor, le maître incontesté de la slide primaire et sauvage. Dave fréquente de plus en plus le quartier Westside, à Chicago. Un autre grand de la slide locale, J.B Hutto, le prend sous son aile. Son neveu, Little Ed, monte alors sa propre formation, les Blues Imperials. Il y intègre Weld comme second guitariste. Quelque temps plus tard, Dave fonde son propre groupe, Dave Weld and The Imperial Flames. Il a publié son premier elpee, "Roughrockin' in Chicago", en 1988, sur le label brugeois, Parsifal. Il a également participé aux sessions d’enregistrement d’autres artistes. Son LP personnel, "Burnin' love", remonte à 2010. Le line up de ses Imperial Flames réunit le drummer Jeff Taylor, le bassiste Dave Kaye, le pianiste Harry Yaseen et la chanteuse Monica Myhre.

"Slip into a dream" entre immédiatement dans l’univers du Chicago Westside. Nous ne sommes pas loin de Magic Sam. Flamboyante et plutôt agressive, la guitare colle parfaitement au style. La voix est rejointe par celle de Miss Monica Myrhe. Le rythme s'affole sur le très rock'n'roll "Sweet rockin' soul". Boosté, le piano de Yaseen pousse la slide dans ses derniers retranchements. Monica signe et chante "Too bad, so bad" et "Looking for a man", une piste qui adopte un style semblable. Mr Bobby Rush souffle dans son harmonica. Weld est toujours aussi déchaîné sur sa slide. Son bottleneck est au bord de la combustion. Dynamique, "Take me back" baigne dans le R&B cuivré. "May be right, may be wrong" opère son retour au cœur de Chicago, un shuffle puissant au cours duquel le Canadien Graham Guest (Sue Foley Band) –invité pour la circonstance– siège derrière le piano, alors que Dave nous a pris à la gorge et ne semble pas prêt à desserrer son étreinte. Monica chante devant les cuivres et le piano de Guest, sur l’intermède soul, "Sweet love (Dulce amor)". Encore une plage frénétique. "Louise" est un boogie rock'n'roll furieux. Miss Mihre est très excitée. Piano, slide et le saxophone de Sax Gordon accentuent cette frénésie. Gordon demeure aux cotés de Weld pour alimenter un nouveau brûlot, "Tremble". Monica est au micro pour le blues lent attendu, "Walk on down". Et le batteur Jeff Taylor lui succède sur "Dorothy Mae", un funk au cours duquel Graham Guest se consacre à l'orgue et Sax Gordon prend son envol sur son sax ténor. Dave cède le poste de soliste à Greg Guy, le fils d'un certain Buddy Guy ! "20% alcohol" est une plage empreinte d’émotion. Et pour cause, elle est issue de la plume du mentor de Weld, J.B Hutto ; et c'est Bobby Rush qui se charge de l’harmo. En finale, on a droit à une version différente de "Slip into a dream", titre qui ouvre le long playing. Dave Weld déborde d’énergie, à l’instar de Hound Dog Taylor et Little Ed, dynamisme qui manque quand même au blues contemporain…  

 





 
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