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Just makes me feel good

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 15 mars 2017
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David Carroll and The Migrating Fellows
Blues/Roots
Milk Music / MRP

David Carroll est de nationalité irlandaise. Pas ses parents, cependant. Sa mère était austro-tchèque et son un père américano-irlandais. D’ailleurs, c’est en France qu’il a forgé son parcours musical. Ce chanteur/compositeur a exploré différents styles, dont le pop/rock et l’électro/rock. Ce n’est qu’au début de ce millénaire qu’il s’intéresse à la musique folk et s’entoure progressivement de musiciens qui optent pour le patronyme de Migrating Fellows. Sa première œuvre "The guest" sort en 2006. C’est un Ep. Et sa précédente, "Songs of Love & Protest", remonte à 2015. David chante, se consacre à la guitare et à l’harmonica. Son backing group implique le contrebassiste Samuel Tardien et le drummer Laurent Besch. Lors des sessions, il a reçu le concours de quelques invités qui se partagent violon, dobro, cuivres et chœurs.

Des claquements de mains amorcent "Nulle part où aller". Soutenu par ses partenaires, David relate le parcours misérable des migrants, depuis leur pays en guerre vers l’île de Lampedusa, pour finalement aboutir dans la Jungle de Calais. Un long trip accompli au péril de leur vie. Les bruitages sont de circonstance. Puis le tempo s’accélère, libérant l’harmonica de Mr Carroll. "Monkey" dessine des contours bluesy. Laurent imprime un tempo légèrement funk, derrière ses percus. La troupe reprend le refrain. Les cordes véhiculent des accents africains. Enlevé, "A child is born" aborde le sujet de migrants d’une autre époque et tout particulièrement de citoyens irlandais partis vers le Nouveau Monde. Les vocaux sont collectifs. Excellente et incisive, la section rythmique adopte le Diddley beat. Bientôt rejoint par un saxophoniste, David se révèle un souffleur bien aguerri. La lourde basse acoustique de Sam amorce "Talkin’ Chicago blues", une compo qui rend hommage à cette grande ville qui a tant donné au blues ; et David rappe davantage qu’il ne chante! David souffle nerveusement dans son frêle instrument ou chante frénétiquement tout au long de "Yin & yang blues", un country/blues nerveux et bien cadencé. "Parlez nous à boire" est un titre issu de la plume de Balfa Dewey (NDR : l’un des Balfa Brothers, un quintet au sein duquel Deway se consacrait au violon). Bienvenue en Louisiane ! Nous pénétrons donc dans l’univers cajun propice à se secouer et danser. Et c’est Joe Doherty qui se colle à l’archet ! Proche du rockabilly, "Du corps/Des coups" nous réserve un dialogue entre la voix et l’harmonica, alors qu’Anthony Picart se distingue au dobro. Plage la plus longue du long playing, "Blazing fire" s’ouvre sous la forme d’une ballade bien agréable ; cependant, le tempo s’anime rapidement afin de laisser tout le loisir à la musique à bouche de s’éclater et de mettre le feu… Folk song, "Even your love can’t save me" véhicule des accents tragiques. Et pour cause, elle évoque un événement qui s’est produit à New Delhi, il y a quelques années. Une femme y avait été violée et battue à mort dans un autobus, sans que personne ne lui porte aide. Et cet épisode cruel est illustré par un ballet de cuivres qui s’identifie à un cortège funéraire…

 





 
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