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Why I choose to sing the blues

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 15 mars 2017
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Derrick Procell
Blues/Roots
Here and Now Music / Frank Roszak Promotions

Chanteur, pianiste, harmoniciste et compositeur, Derrick Procell est originaire de Milwaukee. Ce vétéran signe l’ensemble de son répertoire. "Why I choose to sing the blues" a été mis en boîte au sein de son propre studio, le ‘Hear and Now Music’. Il en a assuré le mixing, la production et les arrangements. Lors des sessions, des amis, relations et invités de prestige sont venus lui prêter main forte.

L’opus s’ouvre par un hommage au légendaire Howlin’ Wolf, "The Wof will howl again". Eddie Shaw y apporte sa collaboration (NDR : âgé de 80 balais, ce prestigieux saxophoniste a milité au sein du Wolf Gang). Shaw et Procell se partagent judicieusement les vocaux ainsi que les cordes acoustiques et électriques, Derrick s’y réservant l’harmonica. Ce dernier se concentre sur son piano, tout au long de "Trouble no more", un titre nerveux qu’il chante d’une voix graveleuse et puissante, proche de celle de Greg Allman, tandis que Bob Maglione se fend d’un excellent solo sur ses cordes. Remarquable ! "The eyes of Mississippi" retrace le parcours de Muddy Waters ; depuis le Delta du Mississippi jusqu’au quartier Southside de Chicago où il rencontrera le succès et la célébrité. Bob Margolin (NDR : il a été le gratteur attitré de Waters, au cours de ses dernières années d’existence) s’y consacre à la slide. Un expert en la matière ! "Why I choose to sing the blues" est une compo autobiographique.  Derrick s’y multiplie. Il joue du piano, de la basse et de la batterie programmée. Proche de Greg Allman, sa voix est souveraine. Et puis, il nous guide depuis le Mississippi, sur la route de Memphis, en se référant à de nombreuses légendes, dont Robert Johnson, Sonny Boy Williamson, Junior Parker, Elmore James, Howlin’ Wolf et bien d’autres. La talentueuse Miss Zoey Witz est préposée à la gratte tout au long du plus enlevé "They all find out", une plage au cours de laquelle Procell est soutenu par des voix féminines. Mais également sur "Ain’t nuthin’ more about it" ainsi que le superbe "Don’t waste a wish on me", blues lent que Derrick interprète à la manière de Ray Charles. Dave Steffen (NDR : il est issu du Wisconsin) est passé à la gratte pour "Broke the Mold", un blues de bonne facture imprimé sur un mid tempo. Et ses interventions sont alertes. Le leader double piano et harmonica. Autre blues lent, "Who will tell Lucille" rend hommage au grand BB King et à sa guitare Lucille. Procell siège derrière ses ivoires et la partie de cordes aux réminiscences BB est signée Alex Smith. Excellent blues, "Back in the game" change de rythme et vire vers un boogie léger. C’est le prestigieux Billy Branch (NDR : un Chicagoan !) qui souffle dans l’harmo. Il est épaulé par Bob Maglione, qui se sert du bottleneck. Et le long playing de s’achever par "Too much", un texas shuffle digne de Freddie King, marqué par un très bel échange entre l’harmonica et la guitare de Chris Hanson.

 





 
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