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Vampire en pyjama

Écrit par Gaëtan Dewilde - lundi, 14 mars 2016
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Dionysos
Pop/Rock
Columbia / Sony Music

Dionysos est né deux fois. C’est ce qu’affirme Mathias Malzieu en publiant ce nouvel album « Vampire en pyjama ». Un titre qui met en exergue un monstre, dans un état inhabituel. Quoi de plus normal pour ce groupe français habitué à nous entraîner dans des histoires peu communes. Parce qu’une fois de plus, un récit se cache au milieu de ces chansons. Une maladie grave, un homme qui a voulu vivre trop vite, des héros en blouse blanche… Si c’est toujours aussi subtilement écrit, musicalement, il y a une anémie de puissance. Vous savez, cette énergie débordante et contagieuse de « La métamorphose de Mr Chat » par exemple. On ne la retrouve pas ici. Il semblerait qu’un leader affaibli ne puisse donner naissance qu’à un album lui-même pas au mieux de sa forme. Ca raconte, oui. Mais là aussi, il faudrait une bonne transfusion des émotions contenues dans « La mécanique du coeur » pour nous faire frissonner comme si on était « Le jour le plus froid du monde ».

Reste que pour les fans du groupe, tout n’est pas à jeter. On aura un petit sourire nostalgique quand viendra le temps de « Déguisé en moi » ; inévitablement, une galerie de personnages tels que Giant et Little Jack, Tom Cloudman, le pire cascadeur du monde, nous reviendront en pleine face, comme si Monsieur Malzieu avait semé dans ses créations passées tout ce qui lui arrive aujourd’hui.

L’avantage chez cet auteur hors pair, c’est que tout va de pair justement. « Le journal d’un vampire en pyjama », roman sorti en même temps que ce recueil de chansons très personnelles, est si magnifiquement mis en musique, que ce qu’il manque dans certains titres, on peut aller le chercher dans ces pages. On perçoit alors mieux ce qui se trame dans cette douceur infinie.

Une reprise a le bon goût de venir se perdre. On ne sait pas ce qu’elle fait là mais on ne se lasse pas de cette version de « I follow the rivers » qui semble, elle, immortelle, intemporelle.

Ce « Vampire en pyjama » est bel est bien un « Guerrier de porcelaine », probablement le morceau le plus identifiable au groupe. Il a de la gueule, donne l’une ou l’autre claque gentille mais se brise par endroits.

 





 
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