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These blues

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 09 mars 2015
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Donald Ray Johnson
Blues/Roots
Mar Vista / Frank Roszak Promotions

Agé de 66 ans, Donald Ray Johnson est un bluesman de couleur noire. Originaire du Texas, il a entamé son parcours musical en chantant dans l'église du quartier et lors des réunions de famille. Très jeune, il se consacre aux percussions, avant de se convertir au blues. Après avoir accompli ses obligations militaires, il s'installe à San Diego où il rencontre Lowell Fulsom, Bobby Womack et Pee Wee Crayton. Il joue ensuite en compagnie de Philip Walker et Joe Houston, à Los Angeles. Il croise alors le producteur Perry Kibble et deux jeunes Afro-américaines, Janice Marie Johnson et Carlita Durham. Ensemble, ils fondent A Taste of Honey. En 1989, il s’installe à Calgary, où il s'est forgé une solide réputation locale, comme chanteur de blues! Son dernier elpee, "It's time", date de 2010. Il faisait suite à "It ain't easy being blue", paru en 1995, "Donald Ray", en 1999, "Pure pleasure", en 2002 et "Travelin' man" en 2006. Cet LP est sous-titré "The Best of Donald Ray Johnson" et constitue donc un concentré de ses précédentes productions.

"Ain't no fun to me" ouvre la plaque. Imprimée sur un mid tempo, cette ballade soul/blues est issue de la plume d’un spécialiste du style, Al Green. La voix de Donald est chaleureuse et bien adaptée au genre, dont la coloration blues est procurée par un harmo parfaitement intégré. Des accords de gratte subtils illuminent, "Gone so long", un excellent blues. "These blues" est un extrait du dernier long playing, une piste qui évolue sur rythme enlevé. La guitare entre en effervescence, alors que la sortie du saxophone ténor est tout à fait judicieuse. Autre superbe ballade, "Always on my mind" trace une ligne mélodique intense, alimentée par une guitare électrique pourtant parcimonieusement dispensée. Plutôt contaminée par le style Memphis, "Slow down baby" est une compo qui passe bien la rampe. Orgue et cuivres se partagent la part du lion. La rythmique adoptée sur "Me and Jack" est enlevée et solide. "Last two dollars" est sculpté dans une soul de bonne facture. La voix est impeccable. Donald Ray Johnson est un excellent chanteur. Le saxophone, un délice pour les tympans. Nonobstant son titre, "No guitar blues" est un blues lent classique. La six cordes s’implique généreusement. Le saxophone est omniprésent. Le piano et de l'orgue tapissent l’ensemble. Sans doute la meilleure piste de cette collection. "It ain't easy being blue" et "Thrilling you killing me" figurent sur le premier opus gravé en 1995. Un disque qui privilégiait la quintessence du blues, philosophie rappelant l'Electric Flag de la fin des sixties, un combo alors fréquenté par l'excellent guitariste Mike Bloomfield. Le remarquable phrasé sur la gratte nous le rappelle. Ce "Best of" s’achève par deux pistes gravées sur leur dernier long playing, publié en 2010, dont la finale, "It's time", évoque Santana. Surtout à cause des percus, de l’orgue et des cordes de guitare éruptives. Excellent !

 





 
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