Garciaphone, mangeur de ręve…

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The other side

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 15 octobre 2014
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Drew Nelson
Blues/Roots
Capon / Sarah French Publicity

Drew Nelson est issu d’Ottawa. Ce chanteur/guitariste/compositeur canadien était, à l’origine, influencé par le rock'n'roll et le Chicago blues. En 1989, il monte son Drew Nelson Band. Et dans la foulée le combo publie son premier elpee, "The Drew Nelson Band". Puis “The Honeymoon’s Over”, en 1990. En 1994, il enregistre "Mr. Nelson’s Neighbourhood », en solo. De 92 à 97, il commet trois elpees en compagnie de Dutch Mason. Puis, il disparaît de la circulation. Il faut attendre 2001 avant qu’il ne refasse surface. Il sort alors "Just because", long playing solo pour lequel il reçoit le renfort de Steve Marriner à l'harmonica. Et en 2006, paraît "30 odd years". Nouveau long silence ; et huit années plus tard, il a enfin la volonté et la détermination d’opérer son grand retour. Pour y parvenir, il reçoit de nouveau le concours de Southside Steve Marriner, le leader du trio Monkeyjunk! "The other side" est une œuvre blues/roots réunissant onze plages, dont neuf sont signées par Nelson. Les sessions se sont déroulées au studio Signal Path d'Almonte, dans l’Ontario. Trois musiciens y sont totalement impliqués : Drew au chant et aux guitares, Matt Sobb à la batterie, et Marriner à la basse, à l’harmonica et une foule d’autres instruments.

Surprise, c'est une composition de Bob Dylan, "Seven days" qui ouvre le feu. Armé de sa guitare slide, Drew chante d'une voix proche du Zim des débuts. Une reprise de bonne facture. Marriner amorce "Make it right" au piano, un blues imprimé sur un tempo soutenu. La slide ronronne et le jeune Marriner (pas encore 30 ans) dégaine rapidement son harmonica ; et manifestement il est particulièrement doué. Il a, en outre, le don de fouetter l’enthousiasme de Nelson qui libère une excellente envolée de cordes. "Stick around" adopte le rythme de reggae. Kelly Sloan se réserve les backing vocals et Steve se charge de l'orgue. La reprise du notoire "Bird on a wire" de Leonard Cohen est très réussie. Illuminée par la pedal steel de John Steele (Cooper Brothers), elle nous plonge dans un climat country. On passe à du Chicago southside pour "One more chance", un blues lent très proche de Muddy Waters. L'harmonica de Southside Steve et la slide de Drew ressuscitent le tandem de Little Walter et Muddy Waters. Et c’est un vrai bonheur ! "Valentine" nous entraîne à la découverte des paysages lugubres des swamps louisianais. Les sonorités sont réverbérées. Les cordes de Drew et la guitare baritone de Marriner se frictionnent. Excellent ! Nelson emprunte la voix grave de Johnny Cash pour interpréter "Drifting away", une ballade country marquée par le retour de la pedal steel. Et le résultat est sublime ! Caractérisé par ses changements de rythme, "Please come home" est blues de bonne facture, au cours duquel l’harmo du jeune Steve s’enflamme à nouveau. Ballade empreinte de tendresse, "Did you ever?" bénéficie d’excellents arrangements, procurés par la six cordes et le saxophone de Steve Trecarten. "Get it!" est de la pure dynamite. Un rock'n'roll stimulé par la slide dévastatrice et Steve qui double au piano et à l'harmonica. Ballade folk roots, "The other side" est balayé par le violoncelle Ken Kanwisher. Retour réussi pour Drew Nelson !

 





 
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