The Machine That Made Us

Flotation Toy Warning
Pop/Rock
Talitres / V2
A ce jour, ...Lire la suite...

Un box pour Alan Parson Project

Dans le cadre du 35ème anniversaire du chef ...Lire la suite...

Naked … In your face

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 31 octobre 2016
Image
Eddie Turner & Trouble Twins
Blues/Roots
7-14 Productions / Frank Roszak Promotions

Eddie Turner est né à Cuba ; mais il a longtemps vécu aux States. A Chicago, plus précisément. C’est d’ailleurs dans la grosse pomme, qu’il a chopé le virus du blues. Depuis, il s’est établi à Denver, dans le Colorado. Ce chanteur/guitariste a reçu pour sobriquet, Devil Boy. Il a conservé, de ses origines, un goût pour les rythmes exotiques, et tout particulièrement afro-cubains. Avant d’embrasser une carrière en solitaire, il a vécu diverses expériences. Fin du siècle dernier, il a ainsi sévi au sein du backing group d’Otis Taylor, à la guitare. Il a d’ailleurs participé à l’enregistrement de cinq albums du célèbre bluesman de Chicago. Le premier opus de Turner, "Rise", date de 2005. Et son dernier, réalisé en studio, de 2011. Il s’intitule "Miracles & demons". L’artiste s’est forgé une solide réputation en ‘live’. Très souvent hantées par le spectre de Jimi Hendrix, ses prestations scéniques sont longues. Aussi, on attendait impatiemment un premier elpee immortalisé en public. Il a été capté au Blues Can, à Calgary, au Canada. Il y est, bien sûr, soutenu par ses Trouble Twins, soit une section rythmique impliquant le drummer Kelly Cruse (ex-Adele &
The Krusers) et de la bassiste –une jeune femme bien séduisante– Anna Lisa Hughes. Cette dernière est une véritable globe-trotter. Elle s’est ainsi déjà produite en Amérique Latine et en Chine.

Très rythmique, l’ouverture est dansante. Soutenue par les répliques sensuelles d’Anna Lisa, la voix de Turner est hypnotique. Au bout de 5 bonnes minutes, la guitare prend le pouvoir et se révèle aventureuse. Parcimonieuse, la gratte d’Eddie amorce "Mistreated", un blues lent que murmure la voix voluptueuse d’Anna Lisa. Très inspiré, Devil Boy s’autorise un bel envol sur ses cordes. Chargées de feeling, elles montent progressivement en puissance. "So many roads" n’est pas le classique signé Otis Rush, mais une composition personnelle. Evoluant sur un rythme caribéen, la guitare vagabonde et invite la section rythmique à tirer son épingle du jeu, à travers une jam. "Rise" en est une deuxième. Longue, intense, elle est ébauchée par une guitare atmosphérique. La voix est incantatoire, ‘jimmorrrisonesque’. Le climat, réminiscent des Doors, circa "The end". Même les drums de Kruse s’investissent totalement pour entretenir cette atmosphère. Et "Blues fall down the rain", une troisième. Eddie y déploie longuement ses interventions. Elles s’étirent, creusent, délirent, au cœur d’un trip psychédélique. La cover du "Buried alive in the blues" de Nick  Gravenites (ex-Electric Flag) est excellente. Bientôt rejointe, lors du refrain, par celle de Turner, la voix d’Anna-Lisa est chargée d’émotion. Et l’envol des cordes flirte une nouvelle fois avec les sommets. "Don’t let me be misunderstood" est un succès décroché par Nina Simone et les Animals, il y a plus de 50 ans. L’adaptation est réussie. Moss Hughes chante d’une voix évocatrice est caressante. Et le solo de guitare est tout bonnement magique. "Dangerous" est la plage la plage la plus longue. Le leader et sa bassiste se partagent le micro. Eddie se lance dans une longue impro. Complexe, intrépide, elle est caractérisée par une vitesse d’exécution croissante. "Secret" clôt le long playing. Hantée par Jimi Hendrix, cette piste se complaît dans un climat hypnotique, proche de la transe…

 





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement