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10,000 feet below

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 05 avril 2017
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Eliza Neals
Blues/Roots
E-H / Frank Roszak Promotions

Issue de la Motor City, Eliza Neals est une artiste particulièrement dynamique. Cette chanteuse/claviériste/compositrice a déjà décroché plusieurs awards, dans les domaines 'Blues/R&B' mais aussi 'Rock/Pop'. Elle drive son propre band, The Narcotics. Mais à l’instar de son opus précédent, "Breaking and entering", pour enregistrer "10,000 feet below", elle a reçu le concours de nombreux amis : des gratteurs, des bassistes et des batteurs. Au premier rang desquels figure son fidèle partenaire, Howard Glazer, un guitariste notoire…

C’est par des sonorités traitées au bottleneck par Glazer, mais overdubbées, que s’ouvre "Cleotus", une plage chantée d’une voix un tantinet sensuelle par Miss Neals. Ce duo cosigne le très inspiré et majestueux "Another lifetime", un premier blues lent. Les cordes d’Howard sont omniprésentes et soutiennent idéalement le timbre éraillé d’Eliza. La rythmique hypnotique imprimée par le drumming de Skeeto Valdez et les riffs de gratte balisent "Burn the tent down", un rockin’ blues bien percutant. Notre vocaliste blonde pousse de petits cris nerveux avant de totalement se libérer. Elle entame le titre maître a cappella. Des cordes acoustiques entrent ensuite dans la danse, avant que Howard ne vienne y incruster des chapelets de notes incisives et mordantes. Imprimé sur un mid tempo, "You ain’t my dog no more" est de toute bonne facture. Le timbre vocal est écorché. La slide, offensive, impérieuse et métallique. Et au beau milieu de cette tornade, "Cold cold night" retrouve un peu de quiétude. Un havre de paix. Une ballade indolente au cours de laquelle la voix est soulignée par les cordes acoustiques de Paul Nelson (NDR : il a milité au sein du backing group de Johnny Winter), invité pour la circonstance. Assise derrière son piano, Eliza interprète d’une voix profonde, "Hard killing floor", une plage empreinte de douceur. La gratte de Glazer s’approche puis s’installe, tout en provoquant une sensation de malaise, avant de s’enflammer. "Call me Moonshine" évolue également sur un mid tempo. Miss Neals se consacre au micro et se concentre sur son orgue Hammond, alors qu’Howard ne tient plus en place. Il écrase ses pédales à la manière d’un Jimi Hendrix au sommet de son art ! Et cette légende hante encore "Merle Dixon". Tordues, malmenées, crachant son lot de braises incandescentes, les cordes sont trafiquées à l’extrême. Roots, "Downhill on a rocket" libère des saveurs étranges. Talonnée par de petits cris stridents dispensés par la gratte, la voix musarde et se dédouble à l’infini. Empreinte de sérénité, "At the Crossroads" est une ballade sereine soulignée par la voix aérienne et entretenue par les accords de piano ainsi que de la guitare aux accents mélodiques, guitare que se réserve Billy Davis (NDR : il a bossé en compagnie de Hank Ballard et Jimi Hendrix, il y a un bon bout de temps). Le meilleur opus d’Eliza Neals, à ce jour !

 





 
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