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Breaking and entering

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 09 mars 2015
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Eliza Neals
Blues/Roots
Autoproduction / Frank Roszak Promotions

Issue de Detroit, dans le Michigan, Eliza Neals est une chanteuse de blues/rock. Elle est aussi pianiste. Mais également auteur-compositeur et productrice. En 2012 et 2013, elle a décroché des Music Awards, dans sa Motor City. Quoique encore jeune, cette artiste a déjà publié de nombreux albums : "I'm waiting" en 2003, "Liquorfoot" en 2005, "No frogs for snakes" en 2008 et "Messin' with a fool" en 2012. Pour enregistrer "Breaking and entering", elle a reçu le concours de toute une ribambelle de collaborateurs. Des sessions qui se sont déroulées à Detroit et Ferndale, dans le Michigan, à Weehawken (New Jersey), et à Nashville (Tennessee).

Le dobro d'Howard Glazer nous entraîne dans son "Detroit drive". La voix d'Eliza est surprenante, expressive, au bord de la rupture. Acoustique, cette ouverture est également marquée par les pulsations rythmiques communiquées par Erik Maluchnik. Blues lent incandescent, le titre maître est balisé par les cordes de Glazer, désormais largement amplifiées et torturées. Eliza extirpe des mots de sa gorge, sans doute ravagée par les excès. "Jekyll and a hound" est sans aucun doute l'une des meilleures plages de l’elpee. Elle a été mise en boîte à Memphis, sous la houlette de Mike Puwal, qui assure aussi les parties de guitare. Rockin’ blues, "Goo Goo glass" concède des accents pop, une plage construite sur un riff débridé, dispensé par Glazer. Dans l’univers du rock, Kenny Olson est un guitariste particulièrement notoire et apprécié par ses pairs. Métalliques, ses interventions sont impressionnantes tout au long de l’indolent "You", un morceau au cours duquel Eliza siège derrière l’orgue Hammond tout en chantant d’une voix relativement plus douce. Olson participe également à "Southern comfort dreams", sur un rythme à peine plus soutenu, en écrasant judicieusement sa pédale wah wah. Rock entraînant, "Pretty gritty" est dominé par les cordes de Mike Puwal et les accords de piano sautillants de Miss Neals. La voix d’Eliza parvient à s’extraire de chœurs imposants sur "Windshield wipers", une piste aux accents pop. Dansant, "Sugar daddy" lorgne ver le R&B. Mike Puwal revient une dernière fois apporter son concours sur "I'm the girl", une autre plage dansante. Howard Glazer, le gratteur de Detroit, contribue aux deux derniers morceaux. Il est seul pour épauler Miss Neals, au chant et aux claviers sur "Spinning". Et ses interventions sont tourmentées et déjantées. La finale est en réalité une version condensée du long blues qui donne le titre à l’elpee, une adaptation baptisée communément ‘Radio Edit’.

 





 
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