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Days into years

Écrit par Béber - jeudi, 18 juillet 2013
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Elliott Brood
Pop/Rock
Paper Bag / Factor (Promo : H.I.M. Media)

Vous n’avez sans doute jamais entendu parler d’Elliott Brood. Ou alors si peu. Pourtant outre-Atlantique, au pays des caribous et plus particulièrement à Toronto, patrie de Neil Young, ce groupe s’est forgé une solide notoriété. Paru en 2008, « Mountain Meadows », leur premier elpee met déjà le nez à la fenêtre. Et pour cause, il est nominé au prestigieux ‘Polaris Music Prize’ qui récompense le meilleur album de l’année. Sur la même liste figure alors des artistes ou des formations tels que Patrick Watson, Fucked Up ou encore Metric. Et le disque est à nouveau sélectionné aux Juno Awards, dans plusieurs catégories. Ces sélections lancent véritablement le band qui est alors invité à assurer les premières parties de Do Make Say Thing, The Black Crows ou encore Wilco.

« Days into years » est sortie au Canada, en 2011. L’elpee fait mieux que le précédent, puisque cette fois, il décroche un Juno Awards dans la catégorie ‘Roots & Traditional Album Of The Year : Group’ en écartant du podium Great Lake Swimmers ou encore The Wooden Sky, eux aussi plébiscités dans la même catégorie. Elliott Brood a donc de sacrées références sur sa carte de visite et joue dans la cour des grands. Il était grand temps que ce disque traverse l’Atlantique…  

Pour écrire les chansons de « Days into Years », le groupe s’est inspiré d’une visite accomplie dans un cimetière européen, où étaient inhumés des soldats qui sont tombés au champ d’honneur, lors de la première guerre mondiale. C’était lors d’une tournée sur le Vieux Continent. Le single « If I Get Old » évoque d’ailleurs le destin de ces soldats morts à la fleur de l’âge. Musicalement, à l’instar de Neil Young, les Torontois puisent leurs sources dans la tradition nord-américaine. Armés de leur banjo, harmonica, mandoline et autres instruments traditionnels, ils n’hésitent pas à recourir à la distorsion, quand c’est nécessaire. Si bien que leur expression sonore évoque plutôt les vastes paysages de leur pays. L’opus est ainsi partagé entre plage allègres et bien électriques (« Their Will »), ballades mélancoliques (« West end Sky ») et pistes purement country & western. Des chansons soulignées par des vocaux tantôt en solitaire ou sous la forme de chœurs qui tapent chaque fois dans le mille.

A découvrir absolument !

 





 
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