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Brooklyn Bolero

Écrit par Jean-Claude Mondo - jeudi, 05 janvier 2017
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Eric Sommer
Blues/Roots
Autoproduction / Frank Roszak Promotions

Eric Sommer est issu de la scène folk de Boston. A l’origine, ce chanteur/gratteur/compositeur était considéré comme un spécialiste de la sèche. Fruit d’un mélange de fingerstyle et de new wave pop, sa musique naviguait à la croisée des chemins de celle de Nick Lowe, des Cars et de Spider John Koerner. Il émigre ensuite quelque temps en Europe. D’abord à Aarhus au Danemark ; puis à Amsterdam, aux Pays-Bas. De retour au pays, il se met à bourlinguer aux quatre coins des States en jouant avec un peu n’importe qui, et n’importe quoi. Mais fil du temps, il redevient fréquentable, et sa musique, respectée et respectable. Pour enregistrer ce "Brooklyn Bolero", Eric a opté pour la formule trio. Il est ainsi soutenu par le percussionniste Jim Oakley et le bassiste Zach Smith. Les sessions se sont déroulées au studio Room 17, à Brooklyn. Sommer signe huit plages.

"Red dress" est une bonne entrée en matière. L’accent est posé sur les tonalités métalliques des cordes traitées au bottleneck. "Cereal song" est solidement rythmé par les percus d’Oakley, mais c’est l’harmonica, dont les interventions sont nerveuses, qui dirige la manœuvre. En outre, quoique rageurs, les vocaux sont plutôt déclamatoires. La voix de Sommer n’est pas très puissante, mais elle est expressive. Il est ainsi capable de la moduler suivant le tempo. Elle se révèle même bouleversante sur le tendre "Best foot forward". Amplifiées, ses cordes sont à la fois subtiles et plutôt complexes. "Doin’ wrong" est plus enlevé. Un titre bref mais pop, abordé dans l’esprit des Cars, qu’il appréciait tant, à ses débuts. Acoustique, "Cover my soul" est la plus longue plage. Un morceau de folk/blues relativement intimiste au cours duquel il affiche une technique irréprochable et créative sur les cordes. Plus proche de la country, "What a day I had" adopte le rythme du cheval au galop. Folk plus singulier, "Death Ray Cataclysm" se distingue par sa mélodie bien intégrée au texte de la chanson. Brève, la finale est bien électrique. Un shuffle entraînant intitulé "Hold your hand". Le trio est bien soudé. Eric nous réserve sa meilleure sortie sur les cordes, tout en privilégiant les accents rythmiques…

 





 
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