Afterglow

Ásgeir
Electro/Hip Hop
One Little Indian / Konkurren ...Lire la suite...

Butterscotch Hawaiian reste dans les parages

Ce 13 novembre paraîtra le nouveau titre de Butterscotch ...Lire la suite...

Wash The Sins Not Only The Face

Écrit par Akim Serar - mercredi, 29 mai 2013
Image
Esben and The Witch
Pop/Rock
Matador / Beggars Banquet

Déposées tel un fagot de bois à la lisière d’une sombre et épaisse forêt de ronces, les visions crépusculaires qui jonchaient nos imaginaires, à l’écoute de « Violet Cries », ne demandaient qu’à revivre et attendaient patiemment depuis, de nouvelles raisons de se dessiner.

En friche depuis deux mille onze, cet univers désolé et peuplé de lumières étiolées, s’étendait silencieusement dans un recoin de l’esprit, attendant que les trois jardiniers de Brighton ne donnent une suite à l’Ep « Hexagon », dont les six pièces cultivaient une même trame dramatique.

Un laps de temps mis à profit pour se débarrasser de quelques apparats encore évidents, devinés à l’aube d’une jeunesse passée dans l’ombre de la reine Siouxsie.

Une émancipation bienvenue et qui porte ses fruits sur cet album ; des grappes aux couleurs certes toujours violacées, mais teintées à présent de nuances toxiques hautement plus addictives encore.

Un venin qui se propage dans les racines électrifiées de cet elpee et se distille dans les coupes emplies d’un même nectar enivrant.

Un pâle rai de lumière éclaire cet opus, comme un fil serpentant au cœur d’une nature sauvagement abandonnée, incarnée par la voix de Rachel Davies qui prend possession des lieux et nous guide à travers un parcours chahuté. Que ce soit un déluge d’électricité ou de longues plaines désolées, des cieux écrasants ou marécages ensorcelants. Bref, les plages de ce disque s’appréhendent comme autant de terrains que l’on découvre le cœur palpitant, le regard fiévreux et la démarche chancelante.

Retournant sur nos pas avec plaisir, fouillant la tourbe de nos mains et revenant encore et encore sur ces parcelles de chagrins et tourments savamment entretenus.

Et dans le lointain désespoir, comme jaillit le bourgeon au cœur d’un éternel hiver, scintille le désir ardent de prolonger ce moment de grâce.

Se détachant lentement des oripeaux gothiques qu’on lui assenait systématiquement, EATW dirige son embarcation sur des eaux certes toujours troubles, mais à présent habitées par des sirènes aux chants moins lugubres.

Le single « When That Head Splits », par exemple, emprunte des chemins qui ne sont pas sans rappeler Warpaint.

D’autres envolées quant à elles soulignent en pointillés des ponts entre cette Post Wave glaciale et des réminiscences Post Rock.

En parcourant les lyrics, reproduits au sein du booklet, l’esprit se dilue au gré des atmosphères tissées de long en large, et se laisse absorber par le terreau fertile de ces trois jeunes gens affichant décidément une identité musicale singulière.

Tour à tour fleur et serpent qu’elle cache.





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement