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Spectrale
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Fatter than ever

Écrit par Jean-Claude Mondo - vendredi, 31 octobre 2014
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Fathead
Blues/Roots
Electro-Fi / Sarah French Publicity

Fathead est incontestablement un des meilleurs groupes de blues canadiens. Fondé en 1992, ce quintet est sur les routes depuis plus de 20 ans. A son actif neuf albums et deux JUNO awards (les oscars du blues canadien). Issue de Toronto, cette formation peut s’appuyer sur deux excellents compositeurs, Al Lerman et Omar Tunnoch! Multi-instrumentiste, Lerman est le leader. Il se réserve essentiellement l'harmonica et les saxophones, mais joue également de la gratte électrique ou sèche. John Mays se consacre aux lead vocals. C’est le seul membre de couleur noire du groupe. Sa voix est puissante et domine parfaitement l’ensemble. Le line up est complété par le bassiste Tunnoch, le guitariste Papa John King (ex-Long John Baldry Band) et le drummer Bucky Berger.

Soutenu par le piano de Lance Anderson (NDR : décrété claviériste blues de l'année au Canada), "I don't want to leave the party" est imprimé sur un tempo vivace. Lerman s’autorise déjà sa première sortie sur l'harmonica! Et elle est explosive. "Johnny says" adopte un même tempo. Le riff rythmique est âpre sur cette piste qui adresse un clin d'œil au rockabilly, tout en permettant une sortie aux cordes de Papa John. Enlevé, "Take a little time for yourself" emprunte des accents country. Expressif, le chant de Mays se détache face aux petits coups de griffe ingénieux assénés par l'harmonica. "Evil eye" est toujours aussi remuant. Alec Fraser, un musicien qui a souvent épaulé feu Jeff Healy, est préposé à la basse. "Twenty second chances" adopte un tempo plus tempéré. Un soul blues tapissé par l'orgue Hammond de Lance Anderson et traversé par le saxophone d’Al Lerman. Blues/rock, "When do you ever?" réactive le rythme. La guitare marque le riff et l'harmonica reste constamment à l'affût ! Tout aussi dynamique, "Slippery slope" est un titre qui incite à se déhancher devant le podium, un morceau au cours duquel Al Lerman libère une énergie digne de celle des Nighthawks. Lerman a empoigné une Resonator pour attaquer "Life goes on ", une roots song paisible. Retour à l’agitation pour "My brother", une piste vivifiée par les riffs de la guitare, au cours de laquelle la voix de Mays est soutenue par les chœurs passionnés de ses partenaires. R&B, "Better off taking chances" célèbre le retour du piano et du saxophone de Lerman. Deux instruments toujours à l'offensive sur "Shake that rooster", une plage qui déménage et rocke. Blues funk, "Pinching pennies" adopte le style New Orleans. De funk, il en est à nouveau question sur "Preacher jam", une sorte de gospel fluidifié par l'orgue Hammond de Denis Keldie. "Throw me a bone" trempe dans de la soul dansante, une compo excitante au cours de laquelle Papa John King y intègre astucieusement un solo. Et l'opus de s’achever par un dernier funk, "Cost to boogie".

 





 
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