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New day’s waiting

Écrit par Jean-Claude Mondo - jeudi, 30 mars 2017
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Gaelle Buswel
Blues/Roots
Organic Music Production / L'Autre Distribution (Promo : MRP)

Parisienne, Gaelle Buswel est chanteuse, guitariste, auteur, compositrice et interprète. Son style ? L’americana. Etonnant de la part de cette grande blonde française qui puise ses influences originelles dans le rock du début des 70’s ; et tout particulièrement chez Led Zeppelin, Joe Cocker et Neil Young. Sa personnalité, elle se l’est forgée en accordant des concerts dans des centres de détention et des hôpitaux pour enfants. Son premier album, "Yesterday’s shadow", remonte à 2012. Lors des sessions d’enregistrement, elle avait reçu le concours du bluesman texan, Neil Black. Une œuvre acoustique teintée de blues et de folk. Le second, "Back to blue" est paru fin 2014. Elle s’est illustrée, au cours de ces deux dernières années, en recevant le prix ‘Coup de cœur’, lors du Festival de Cahors, en 2015, et celui de Révélation Française du Festival Blues Passions de Cognac, en 2016. Pour concocter ce nouvel opus, elle s’est entourée des musiciens de son backing group ; en l’occurrence Michaal Benjelloun (guitares, mandoline, pedal steel), Xavier Zolli (basse) et Steve Belmonte (batterie).

Gaelle et Neil Black cosignent "Dreams set me free", la plage qui ouvre cet LP. On est immédiatement agréablement surpris par l’excellence des orchestrations. La production est impeccable, très professionnelle. Accrocheuse, la voix domine bien l’ensemble. Nonobstant son approche country, l’intro de "Wonderland" véhicule des accents ‘stoniens’. Le mélange entre cordes électriques et acoustiques est parfaitement équilibré ! Mais ce sont les interventions de Benjelloun à la slide et à la pedal steel qui font la différence. La bande à Jagger/Richards hante davantage le plus pop "So blue", une excellent piste caractérisée par d’épatantes harmonies vocales, alors que la slide se balade dans le décor. Deux plages ont été immortalisées fin 2015, à Austin, au Texas. Tout d’abord "No one else", une ballade folk émouvante signée par David Quick, un chanteur de rue. Gaëlle et David l’interprètent en duo. Respectueusement et avec beaucoup d’émotion. Miss Buswel se consacre au micro pour "If I fall" et "Makers of love", deux tendres ballades à la jolie mélodie et aux harmonies vocales irréprochables. Cette voix féminine est d’une grande pureté naturelle tout au long de "New day’s waiting", une superbe piste au cours de laquelle la mandoline s’inscrit parfaitement dans l’ensemble, mais surtout dont la montée en puissance est causée par la gratte amplifiée. Qui s’incruste comme lors de la B.O. d’un  western. Signé Michaal Benjelloun, "25 hours" nous replonge dans les 70’s. Un blues rock/puissant balisé par les percus de Steve. Le riff est d’abord déterminé, mais se libère en finale pour évacuer tout son mordant et son agressivité. "Freedom tonight" ne manque pas de charme. Oscillant entre r&b, funk et pop, il finit par exploser au cœur d’une dynamique quasi-punk, ponctuée par une éblouissante intervention de Michaal sur ses cordes au bord de l’embrasement. Et c’est Neal Black qui a composé le dernier titre de cet opus classieux. Une ballade majestueuse dont les cordes magiques du soliste, mettent bien en valeur la voix si expressive de Gaelle…

 





 
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