The Machine That Made Us

Flotation Toy Warning
Pop/Rock
Talitres / V2
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Ils n’ont pas voulu garder le silence…

Jambinai
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Bruxelles
16-11-2017
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What happens next

Écrit par Bernard Dagnies - dimanche, 31 mai 2015
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Gang Of Four
Pop/Rock
Membran (Promo : La Mission)

Du line up intitial de ce quatuor fondé en 1977, il ne reste plus que le guitariste/compositeur Andy Gill. Jon King, le chanteur a définitivement (?!?!?) tiré sa révérence. Il a cédé le relais à John ‘Gaoler’ Sterry. Et la nouvelle section rythmique réunit Thomas McNiece à la basse et Jonny Finnegan aux drums. Votre serviteur avait assisté, en décembre dernier, au set de ce groupe new look à l’Aéronef de Lille. Et franchement la prestation avait impressionné l’auditoire. Restait à voir (et surtout à écouter) ce que le nouvel elpee avait dans le ventre.

Pour enregistrer « What happens next », la formation a reçu le concours de quelques collaborateurs et en particulier Gail Ann Dorsey, bassiste de David Bowie (notamment), le gratteur Japonais Hotei, Robbie Furze (The Big Pink), et Herbert Grönemeyer, acteur allemand et musicien qui se réserve le micro sur « Sautbkorn » ; mais aussi et surtout Alison Mosshart (The Kills, The Dead Weather) qui pose la voix sur les excellents « Broken talk », une plage spasmodique mais mélodique qui traite de l’angoisse et de la folie ainsi que l’incisif « England’s in my bones ». Des textes engagés, sociopolitiques, belliqueux, qui traitent, en général de l’identité, de la religion et du capitalisme, tout en soulignant la faiblesse de l’être humain aveuglé par l’idéologie et les idées reçues. 

Si les premiers morceaux de cet elpee sont sculptés dans l’agit pop (ou le funk blanc, si vous préférez), à l’instar de l’énigmatique « Where the nightingale sings », ou le post punk, comme sur le percutant « Isle of dogs », la suite glisse progressivement vers une électro dark voire indus réminiscente de Stabbing Westward voire de Nine Inch Nails (« Dead Souls ») quand elle ne lorgne pas vers l’éclectro pop de Depeche Mode (« The dying rays », « Graven image »). Pas que les compos soient de mauvaise facture, mais elles ne soutiennent pas la comparaison avec les quatre premières pistes de l’opus. Enfin, c’est un avis personnel qui se réfère aux incontournables « Entertainment » et « Solid Gold ». Enfin, ravi de savoir que Gang of Four a encore un fameux potentiel. Le tout est de ne pas le dilapider dans des aventures technologiques hasardeuses…

 





 
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