Butterscotch Hawaiian reste dans les parages

Ce 13 novembre paraîtra le nouveau titre de Butterscotch ...Lire la suite...

Panda Panda Panda

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 27 juin 2016
Image
Giant Tiger Hooch
Blues/Roots
Sounds Harlem / Hans Broere Promotion

Giant Tiger Hooch est une formation batave, amstellodamoise très exactement, qui pratique du r&b. Mais un r&b qui se teinte régulièrement de punk et de garage. A la sauce hollandaise, quand même. Elle avait publié son premier elpee, "76", en 2014. Et ses musicos vouent une grande admiration au Neil Young des sixties, mais également au Jon Spencer Blues Explosion. Pour enregistrer "Panda Panda Panda", elle a reçu le concours de Mischa den Haring (T-99), à la mise en forme. Le line up implique deux gratteurs, Jeroen Ligter (NDR : également préposé au chant) et Jorris Makkinga. Ce sont les leaders. Et le drummer/claviériste Herman Ypma ainsi que le bassiste Simon Zijlstra.

Des cris en boucle ouvrent "Head". Ils répètent ‘Panda Panda Panda…’ à l’infini. Sauvage, la voix se détache des riffs rythmiques de ce r&b nerveux, hypnotique, au cours duquel une guitare déjantée et agonisante se libère rapidement. Une succession d’accords rythmiques récurrents découpent "Come on", un r&b caractéristique, au cours duquel, épaulé par la voix de Lisa Gritter, celle, primaire de Jeroen Ligter, finit par émerger. Un morceau dont la sonorité brute de décoffrage, sale, rappelle certains bands garage qui ont sévi au cours des 60s, comme les Pretty Things ou encore les Outsiders et Q65, aux Pays-Bas. Ce qui n’empêche pas certains morceaux d’adopter un profil davantage élaboré. A l’instar de "Crows", enrichi par les interventions d'orgue de Herman Ypma. Le GTH revendiquent également l'héritage de John Lee Hooker et il lui rend hommage à travers "Miles", un boogie spontané qui fait mouche. Jeroen emprunte un timbre vocal proche de celui du vieux bluesman, tout au long d’une piste rappelant également les débuts de Dr Feelgood. Excellent! Une guitare fuzz amorce "Down". Et au sein de ce climat transique, la rythmique est implacable, la voix caverneuse et la guitare déjantée. "Ho ho ho" sert d’interlude récréatif, sans plus ; même si les soubresauts de la slide font quand même la différence. Une rythmique hypnotique balise "Heart", une ballade complètement décalée qui communique un mal de vivre. Soutenues par la ligne de basse, les percussions d'Ypma introduisent "Return". La voix trahit sa solitude avant que les grattes n’entrent en action. Superbe ! "Gospel" est la plus longue plage du long playing. Et elle s’inscrit davantage dans l’esprit du Jon Spencer Explosion que du mouvement garage. Alimentée par les cordes conjuguées de Jorrit et Jeoren, elle monte progressivement en puissance. Faut dire aussi que les sonorités électroniques viennent également s’immiscer dans l’ensemble. Et le résultat débouche sur une certaine forme de singularité, propre à GTH. En outre, l’effet obsessionnel obtenu est absolument irrésistible. Une formule qui me rappelle un groupe anglais totalement méconnu qui a sévi à la fin des 60’s, Red Dirt. L’opus s’achève par "I don't mind", une piste acoustique qui s’ouvre au sein d’un climat paisible ; mais au bout d’une trentaine de secondes, elle adopte un tempo digne des Stones originels, autorisant la guitare à déraper au cœur d’un véritable délire rock'n'rollesque...

 





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement