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Holding hands with Jamie

Écrit par Bernard Dagnies - mercredi, 30 décembre 2015
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Girl Band
Pop/Rock
Rough Trade / Konkurrent

Ne confondez pas Girls Names et Girl Band. Les deux formations sont pourtant irlandaises. Mais la première est issue de Belfast, en Irlande du Nord, et la seconde de Dublin, en Eire. Les deux pratiquent du post punk ; mais celui du deuxième est beaucoup plus élaboré, s’ouvrant à des tas d’autres styles musicaux, comme la noisy, la no wave, le rock, le krautrock et même l’electro –tout particulièrement le minimal indus– mais en conservant un format organique...

“Holding hands with Jamie” constitue son premier elpee, un disque qui fait suite à toute une série d’Eps, de 7” et de singles, publiés depuis 2012, et inclut l’un ou l’autre titre de ces premiers essais.

Morceau qui ouvre l’opus, « Umbungo » ressemble à une véritable déclaration de guerre, sonorités métalliques et percussions entretenant parfaitement cette impression. Mais dès le deuxième, la voix de Dara Kiely marche sur les traces de Mark E Smith. Enfin, quand il ne crie ou ne gémit pas. A cause des intonations laconiques si caractéristiques, si proches de celles du Mancunien. The Fall constitue certainement une des influences majeures du groupe, mais également Wire, Pere Ubu, Can, Birthday Party, Captain Beefheart, Plastikman, Suicide, Liars, James Chance, Throbbing Gristle et même les Pixies. La bande à Frank Black ? A cause de cette stridulation électrique (l’angoissant « Paul ») particulièrement incisive et puis de ce tempo offensif, réminiscent de Surfer Rosa (« The Witch Dr. »*) Et si « Pears for lunch » adopte un tempo krautrock carrément dansant, « Baloo » emprunte plutôt celui d’Adam & The Ants. « In plastic » épouse même le rythme d’une valse. Enfin, il y a cette basse spasmodique qui secoue « Fucking Butter » (d’une durée de 7’45, c’est le plus long morceau) et trace carrément la ligne de conduite de la plage finale (*).

Reste les lyrics. Cryptiques, ils sont bourrés d’humour… mais noir.

A l’instar de l’opus éponyme de Viet Cong, « Holding hands with Jamie » est plus que probablement une des œuvres les plus créatives de 2015.





 
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