Texas a manifestement encore des planches…

Texas
Forest National
Bruxelles
14-11-2017
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Stranded

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 06 mai 2015
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Greg Nagy
Blues/Roots
Big O / Frank Roszak Promotions

Chanteur/guitariste et compositeur de blues, Greg Nagy est âgé de 52 balais. Il est issu de Flint, dans le Michigan, le lieu de naissance de la General Motors. Il milite dans les milieux du blues et de la soul, depuis plus de vingt ans. Ses deux premiers elpees, il les a enregistrés début de ce millénaire, au sein de Root Doctor. Il est immédiatement épinglé pour son timbre vocal délicatement soul. Dans la foulée, il publie "Cadillac Club", un live, avant de voler de ses propres ailes. Gravé en 2009, "Walk that fine thin line" constitue son premier opus personnel. Il y dispense un blues teinté de soul, r&b, rock et gospel. Il embraie par "Fell toward none", en 2011. Et début 2015, il nous propose son nouvel LP, "Stranded", un disque pour lequel il a reçu le concours de nombreux amis, et tout particulièrement de Jim Alfredson aux claviers et percussions. Il sévissait déjà chez Root Doctor et a participé à la confection des deux long playings solos. C’est d’ailleurs Jim qui co-produit ce dernier opus.

La plaque s’ouvre par le titre maître, une superbe compo signée Rick Whitfield, un artiste qui relève de la Tamla Motown. Tapissée chaleureusement par l’orgue Hammond, la ligne mélodique est riche pour cette invitation à la danse. La voix de Greg est profonde, savoureuse, remarquablement soul, alors que d’abord discrète, la six cordes se dévoile progressivement. Une approche très proche d’un Robert Cray au sommet de son art. Excellent! Ballade r&b, "Walk out that door" est imprimée sur un rythme subtil et léger. Caressantes, les interventions d’orgue dispensées par Alfredson procurent une sensation de bien-être. "Ain't no love in the heart of the city" est issu de la plume de Michael Price et Dan Walsh, une compo que Bobby Blue Bland a transformé en hit dès 1974. Tout en sensibilité, les percussions de Scott Veenstra et les accès de basse minimalistes de Joseph Veloz déflorent littéralement nos oreilles. Greg égrène des notes aussi parcimonieuses que profondes. Une douceur extrême qu’on retrouve sur l’indolent "I won't give up", un morceau au cours duquel Jim double piano et orgue. Simplement belle, "Run away with you" est une plage qui baigne dans un même climat. Les voix de Marcia Allen et Jen Sygit épousent celle de l'artiste, alors que l'orgue Hammond tire à nouveau son épingle du jeu. Memphis blues, "Long way to Memphis" évolue sur un tempo lent. Il naît une intensité palpable dans le travail opéré par la voix, tour à tour naturelle ou subtilement trafiquée de Nagy. Alfredson injecte judicieusement des interventions primaires à l’aide de son piano électrique. Plus nerveuse, "Still doing fine" est une piste qui opère une fusion entre jazz et soul. Enrichie de chœurs féminins, elle est manifestement plus élaborée. Jim épaule Scott Veenstra, préposé aux percus, pour tramer le funk de "Been such a long time". Autre titre r&b, "Sometimes" accorde toute liberté aux cordes de Zach Zunis (NDR : un pote californien) qui vagabonde à travers le décor sonore. D’excellent facture, ce long playing s’achève par une cover du claviériste Kevin McKendree (NDR : il a longtemps sévi au sein du Delbert McClinton Band et milite aujourd’hui chez le Mike Henderson Band), "Welcome here", une dernière ballade soul, au cours de laquelle la voix de Greg Nagy se révèle à nouveau particulièrement expressive...

 





 
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