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True & Blue Live

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 27 juillet 2015
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Hans Theessink & Terry Evans
Blues/Roots
Blue Groove / Frank Roszak Promotions

Bluesman, Hans Theessink jouit aujourd'hui d’une solide notoriété. Agé de 67 ans, ce Batave vit depuis de nombreuses années à Vienne. Il possède une discographie personnelle conséquente. Elle doit dépasser les 20 albums.

De couleur noire, Terry Evans est chanteur américain de blues et de soul. Originaire du Mississippi, il affiche déjà 78 balais.

Les deux hommes sont devenus amis. Ils avaient déjà enregistré deux albums ensemble : "Visions, en 2008 et "Delta Time", en 2012. Ce "True & Blue" a été immortalisé au Metropol de Vienne. Les deux artistes se consacrent au chant et la guitare, Hans se réservant également l’harmonica. Sur les 14 plages, six ont écrites par Hans et une par Terry. Le reste est partagé entre classiques du blues et de la roots. Et en route pour 70' de downhome blues.

Le concert s’ouvre par "Demons". Les deux voix sont parfaitement complémentaires : celle bien grave de Hans, l'autre claire et davantage aigue de Terry. Blues limpide, indolent, dépouillé, "Mother Earth" est un standard signé Memphis Slim. Le "Glory Hill" de William J. Hill est un morceau qui remonte à la période d'avant-guerre, un titre qui figurait au répertoire de Benny Goodman, Count Basie et Dean Martin, entre autres. "Gotta keep moving" (NDR : extrait de l'LP "Live and let live", gravé en 1988) a été écrit par Terry Evans et son ex-partenaire Bobby King, à l'époque où ils assuraient les chœurs au sein du Ry Cooder Band. Du Mississippi blues propice à l’utilisation du bottleneck. Hans attaque "Vicksburg is my home", un blues expressif qu'il a composé en hommage à Terry Evans (NDR : ce dernier est né dans cette ville, au bord du Mississippi). Le duo reprend alors toute une série d’illustres compos. Dont le "Bourgeois blues" de Leadbelly. Hans souffle dans son harmo. Le recours au bottleneck s’impose. Les couplets sont repris successivement par les deux chanteurs qui se rejoignent lors du refrain. Ensuite, "Don't let the green grass fool you", un morceau popularisé, il y a bien longtemps, par Wilson Pickett. Puis l'inévitable "Cross Road blues" de Robert Johnson, une piste balayée par des interventions de slide bien inspirées ! Et enfin le "Maybelline" de Chuck Berry. Mais dans un style bien blues. Le tempo est soutenu. Les deux artistes s’entendent comme larrons en foire et prennent leur pied. Et l’auditoire participe allègrement à la fête. Retour au delta blues pour "Delta time". Le rythme est enlevé. Le duo est toujours aussi soudé. Hans a sorti son harmonica. Une dernière cover, le notoire "Talk to your daughter" de JB Lenoir. Evans est à la manœuvre. Ses accords de gratte sont créatifs et alertes. Assurément, un des meilleurs moments du concert. Reste trois compos de Hans Theesink. Le lent et mélancolique "Shelter from the storm", une plage minimaliste, particulièrement mélodieuse, au cours de laquelle les cordes s'expriment en toute simplicité. "I need money" donne un coup d’accélérateur au tempo. Le refrain est repris avec force et conviction par les deux compères. Et pour la circonstance, ils invitent le public à le reprendre en chœur. Et ça marche! Le rythme est toujours aussi dynamique pour "Tears are rolling", le titre final de l’opus. Une conclusion qui confirme que les deux artistes appréhendent le répertoire de l’autre et partagent un même plaisir de le livrer au public!

 





 
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