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The Henry Gray/Bob Corritore Sessions Vol 1 - Blues won't let me take my rest

Écrit par Jean-Claude Mondo - vendredi, 23 octobre 2015
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Henry Gray et Bob Corritore
Blues/Roots
Delta Groove / Coast to Coast

Henry Gray, n'est plus un vétéran, mais une légende vivante. D'origine louisianaise, il affiche aujourd’hui 90 balais ! Il s’était installé à Chicago, dès ses 21 ans, où il épate le grand pianiste local, Big Maceo Merriweather. Henry se forge alors une certaine notoriété ; et en 1956, il devient le pianiste du mythique bluesman, Howlin' Wolf. Il le côtoiera pendant 12 années. A cette époque, il se charge également des ivoires lors des sessions d’enregistrement des studios Chess. A la mort de son paternel, en 1968, il retourne vivre aux côtés de sa mère, en Louisiane, près de Baton Rouge. Il devient alors le pianiste référence du swamp blues. Il se produit toujours en ‘live’ et dirige son propre groupe, Henry Gray and The Cats.

De couleur blanche, Bob Corritore est harmoniciste. Il est né à Chicago, en septembre 1956. Il s’est établi à Phoenix, en Arizona, en 1981. Il y est propriétaire du célèbre club de blues, ‘The Rhythm Room’. Son premier opus, "All Stars Blues Session", remonte à 1999. Il est paru sur le label Hightone. En 2010, il coproduit l'album de Kim Wilson, "Smokin' joint". Au cours de sa carrière, il a décroché de nombreuses citations, sur la scène musicale.

Ce nouvel LP constitue le premier volume d’une collection. Il épingle des collaborations opérées en compagnie d’Henry Gray, au cours des 19 dernières années. On y retrouve cependant une flopée d’invités célèbres, issus de l’univers du blues contemporain…

Henry chante "Let's get high" devant une section rythmique impériale qui lui donne la réplique vocale. Le morceau est imprimé sur un tempo enlevé que balisent le bassiste Bob Stroger et le drummer Willie ‘Big Eyes’ Smith. Corritore s’autorise quelques billets de sortie, brefs mais incisifs. "Blues won't let me take my rest" est un blues lent somptueux. La voix de Gray est à la fois autoritaire et tellement expressive. Ses interventions au piano impressionnent par leur spontanéité. Bob Margolin, l'ex-partenaire de Muddy Waters, se consacre à la gratte. Les quatorze plages de ce long playing sont vraiment exceptionnelles. La cover du "I'm in love again" de Fats Domino baigne au sein d’une atmosphère néo-orléanaise. Doug James souffle dans son saxophone ; et pourtant, Bob parvient tirer son épingle du jeu à l’aide de son instru famélique. Le long playing aligne des adaptations de grands classiques du blues : le "Rambling on my mind" de Robert Johnson, qui bénéficie du concours de Robert Lockwood Jr au chant et à la six cordes ainsi que le "Worried life blues" de Big Maceo, que chante Nappy Brown, soutenu par un Corritore au sommet de son art. Henry récupère le micro pour chanter tout en puissance "They raided the joint", épaulé par Kid Ramos aux cordes. Chris James et Dave Riley se réservent les grattes, pour attaquer le nerveux "Ride your daddy tonight". Ce dernier assure également le chant. Le "Trouble blues" de Lowell Fulson" est un autre blues lent beau à pleurer. La slide de Bob Margolin nous restitue l'ambiance du Chicago southside, chère à Muddy Waters. Imprimé sur un mid tempo, "That ain't right" est issu de la plume de John Brim. Un moment d’émotion, car s’il chante et se consacre à la guitare, il est décédé depuis, c’est-à-dire en 2003. Inspiré, Bob souffle tout au long du shuffle "Can't afford to do it", épaulé par le Canadien Danny Michel, aux cordes. L’opus recèle bien évidemment un boogie woogie qui ne manque pas d’envergure : "Boogie woogie Ball". Gray est à la manœuvre. Chris James, Patrick Rynn et le sixcordiste Kirk Fletcher tirent leur épingle du jeu. Et Johnny Rapp (NDR : il est issu de Phoenix !), membre du Rhythm Room All Stars, s’y distingue également sur le "Honey don't let me go" de Jimmy Reed. Ce remarquable album s’achève par un blues lent chargé d’émotion, le "She don't move me no more" de BB King.

 





 
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