La crucifixion selon Protomartyr…

Protomartyr
Botanique (Rotonde)
Bruxelles
21-11-2017
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Find what you love and let it kill you

Écrit par Bernard Dagnies - lundi, 21 mars 2016
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Hurricane # 1
Pop/Rock
Tapete / Sonic Rendez/Vous

Hurricane # 1 s’est donc reformé en 2014, mais sans Andy Bell. Qui est quand même venu donner un coup de guitare sur un titre de cet elpee, « Think of the sunshine ». Un gage d’amitié pour Alex Lowe, victime d’un cancer, qui a composé les morceaux de l’album, alors qu’il suivait une chimiothérapie en milieu hospitalier. Parue en single, cette compo bénéficie d’un refrain particulièrement contagieux. Bref, en remontant le combo, c’était sans doute un acte davantage thérapeutique qu’artistique. Au sein du nouveau line up, figurent les frères Carlo et Lucas Mariani, respectivement gratteur et bassiste, ainsi que l’ex-Teenage FanClub, Chris Campbell, aux drums.

L’album recèle inévitablement des titres britpop, aux mélodies hymniques, sculptés dans des guitares épiques. A l’instar du titre d’ouverture, « Best is yet to come » ou du single (NDR : qui se termine même comme une jam). D’autres plus allègres. Comme « Crash », rogné de claviers ou « Where to begin », une piste bluesy caractérisée par des cordes grésillantes. Des compos sur lesquelles le timbre graveleux de Lowe manque quand même de justesse. On a même parfois l’impression qu’il essaie de pasticher Liam Gallagher. Mais en général, l’ensemble de l’opus est tramé dans l’instrumentation acoustique ou semi-acoustique. Et paradoxalement, c’est dans ce contexte que la voix de Lowe –bien plus limpide– révèle sa face la plus intéressante. Des plages qui sont très susceptibles d’émarger à l’americana. Il y a même de la slide sur la ballade uptempo « Has it begun » (Imitating life) » et de la pedal steel sur la valse « Coyote ahoy ». Enrichi par de superbes harmonies vocales, « Roomed in circles » aurait pu figurer au répertoire de Crosby, Stills & Nash, alors que tapissé de chœurs en arrière-plan et sublimé par une jolie conjugaison de cordes acoustiques, « Heathen mother » lorgne plutôt vers Poco. On se croirait revenu à la fin des 70’s en pleine période west coast. Et l’album de s’achever par le bouleversant « Find what you love, and let it kill you », une chanson hantée (NDR : et le mot est faible) par une chorale…

 





 
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