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Cellar Door

Écrit par Laurent Deger - mercredi, 20 février 2013
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Idjut Boys
Electro/Hip Hop
Smalltown Supersound / Konkurrent

Conrad McDonnell et Dan Tyler se rencontrent fin des années 80 et se découvrent une passion commune pour le deejaying. Petit à petit, ils se forgent un nom dans le monde du clubbing londonien. Suite logique, leur premier maxi sort en 93 sur le label qu'ils viennent de créer U-Star. Plus tard, ils fonderont encore trois petites structures Noid, Cottage et Droid. Ils produiront également leur mélange de deep-house, dub et disco pour des maisons prestigieuses comme Nuphonic et Glasgow Underground. Ils sont aussi réputés pour leurs remixes (Dimiti from Paris, Joe Claussell, Chicken Lips, Zero7, Ivan Smagghe, Lindström, ...) Mais leur activité de dj ayant toujours été privilégiée durant ces 20 ans de carrière, leur discographie n'est finalement pas extrêmement fournie. Il y avait donc pas mal de temps que l'idée d'un album mûrissait dans les têtes des Idjut Boys. Ils avaient d'ailleurs déjà tenté l'aventure sous le patronyme de Meanderthals en 2009, un projet chil-out très réussi réalisé en compagnie de Rune Lindbaek pour le compte de Smalltown Supersound. C'est encore cet excellent label norvégien qui abrite "Cellar Door". Loin de leurs productions dancefloor, cet album majoritairement downtempo sonne assez mainstream, ne fut-ce que par la voix de Sally Rodgers (A Man Called Adam) qui évoque pas mal de divas de la dance. Les Idjut Boys ont certainement voulu  toucher un large public amateur de chill-out parsemant leurs compositions atmosphériques de guitares ‘baléariques’ évoquant parfois Fleetwood Mac et de quantité d'effets de pédales légèrement psychédéliques. On retrouve aussi leur amour d'un dub relativement classique (« Le Wazuk ») et de la basse disco (« Going Down »). Mais un morceau sort véritablement du lot : l'electro-dub « One For Kenny », dont la rythmique évoque l'école viennoise des années 90 (Kruder & Dorfmeister, par exemple) pour évoluer vers des contrées nu-jazz lorsque le piano du fantastique Bugge Wesseltoft fait son apparition. Après ses très estimables collaborations en compagnie de Laurent Garnier et Henrik Schwarz, le vétéran norvégien vient encore nous démontrer tout son génie à poser ses notes bleues sur des rythmiques électroniques. Malgré ce bon moment, on a un sentiment de trop peu à la fin de « Cellar Door ». Trop propre, trop commun, ce disque manque de folie et trouvera sans doute sa meilleure place dans les bars lounge.

 





 
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