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Black City Parade

Écrit par Bernard Dagnies - mercredi, 13 mars 2013
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Indochine
Pop/Rock
Sony Music

Paru en 2009, « La république des meteors » ne m’avait pas vraiment convaincu. Si le thème développé tenait la route, la plupart des chansons manquaient singulièrement de fibre contagieuse. Celle qui fait la force des chansons d’Indochine.

« Black city parade », le 12ème opus de la formation française a été enregistré au sein de différents studios. En France (Paris, Bordeaux, etc.), au Japon (Tokyo), en Allemagne (Berlin), en Belgique (Bruxelles) et aux States (New York). Sous la houlette de Shane Stoneback.

Résultat ? 14 titres, dont quelques dispensables. Mais dans l’ensemble, l’opus passe bien la rampe. Parmi les compos les moins intéressantes, on négligera le trop léger « Le messie », puis trop plages hymniques destinées à mettre le feu aux stades, mais un peu trop formatées, sur disque. Et notamment le plus électro « Belfast », et ses ‘la la la’, « Nous demain », et en finale, la ballade mid tempo  « Europane ou le dernier bal ».

Côté lyrics, les plages les plus intéressantes sont manifestement « Le fond de l’air est rouge », inspiré des manifestations estudiantines contre la hausse des frais de scolarité qui ont secoué le Québec en 2012, une piste imprimée sur un tempo new wave, et « College boy », qui traite des difficultés d’intégration des homosexuels, dans la société. Sous un aspect purement artistique, « Wupertal » a permis de sonoriser un documentaire consacré au ballet contemporain, « Rêves dansant ». Une plage balisée par une gratte sèche et un piano ténébreux.

Pas de duo sur cet elpee, mais des collaborations. Et notamment « Traffic girl » (NDR : un clin d’œil adressé à Taxi Girl ?), pour lequel Lescop a participé à l’écriture des textes. Une compo lyrique soulignée d’accords de piano et de synthé vintage. Tom Smith, bassiste des Editors, a également apporté son concours à «  The lover », mais cette piste ne figure pas sur la version de ce cd. Donc on se contentera de l’évoquer.

Venons-en donc au cœur de ce « Black city parade ». Au sein duquel l’excellent single « Memoria », l’allègre titre maître, « Thea sonata », caractérisé par ses interventions de guitare spécifiques (NDR : souvenez-vous du « 3ème sexe ») et le minimaliste « Anyway », qui baigne dans un climat orientaliste, brillent par leur sens mélodique. Reste le plus enlevé « Kill Nico », parcouru de riffs de gratte très new wave, mais gâché par des ‘la la la’, un peu mièvres.

Bref, pas un album parfait, mais d’honnête facture. Ce qui ne l’empêchera pas de crever le plafond des ventes…

 





 
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