Pour The Wombats , tout ce qui brille n’est pas or

“Beautiful People Will Ruin Your Life”, c’est le ...Lire la suite...

By my side

Écrit par Jean-Claude Mondo - jeudi, 05 janvier 2017
Image
James ‘Buddy’ Rogers
Blues/Roots
JBR / Frank Roszak Promotions

Issu de Vancouver, James ‘Buddy’ Rogers est un chanteur/guitariste/compositeur canadien. C’est très jeune qu’il chope le virus du blues, inoculé par son père. Dès ses 15 ans, il drive sa formation, le Warren Storm. A 19 printemps, il se retrouve à Kansas City où il se produit en compagnie de Russell Jackson, le bassiste de BB King. Depuis le début de ce millénaire, il dirige son JBR Band. Comme gratteur, il reconnaît comme influences majeures, Johnny Watson, Jimmy Vaughan et les trois Kings.

Buddy comptait déjà trois albums à son actif : "Wanna go home" en 2003, "Red light Party" en 2008 et "My guitar’s my only friend" en 2012. Pour enregistrer "By my side", il a reçu le concours de son backing group, of course. En l’occurrence le bassiste Mike Wedge, le drummer James Badger et le percussionniste Winfred Ballard. Lors des sessions, le band a bénéficié de la collaboration de Lewis Stephens, notoire pour avoir bossé en compagnie de Freddie King, Delbert McClinton et Mike Zito.

Blues/rock classique "Come back to me" est imprimé sur un tempo enlevé. Quoique parcimonieuses, les interventions de gratte sont bien mises en exergue. "By my side" est une ballade pleine de charme dont la mélodie caresse les tympans. "You belong" en est une autre. Accrocheuse, elle se distingue par la voix empreinte de délicatesse et les cordes acoustiques qui se fondent dans les tonalités chaleureuses de l’orgue. James chante "Can’t get you off my mind", un morceau de pur rock’n’roll, au cours duquel sa voix ne manque pas de panache. Le piano de Stephens soutient parfaitement le rythme. Et les sonorités de guitare jaillissent par flots. Excellent ! "Goin’ down" est un classique des classiques signé Don Nix (NDR : issu de Memphis, ce musicien est toujours en vie). C’était aussi une des pièces maîtresses du répertoire de Freddie King. Et c’est ce dernier qui inspire, bien entendu, la version de Mr Rogers, bien épaulé par ses partenaires, au sommet de leur forme. Particulièrement classique, "Hell to play" est un blues/rock qui puise ses sources dans le Chicago style. Stephens double piano et orgue. Buddy Rogers semble alors hanté par le Clapton des grands jours. A contrario, les délicats "You & I" et "Change" (NDR : c’est la finale) lorgnent davantage vers le ‘Slow Hand’ contemporain. "Baby" est une plage qui semble totalement libérer Rogers. Chargées de feeling, ses interventions aux cordes sont même déconcertantes. La voix est chargée d’amour, de passion même. Et la six cordes, lumineuse. "Runnnin’" campe un r&b dansant au cours duquel les cordes reflètent toute la maturité du leader. Funky, "Am-Ola-Dora" est un instrumental réminiscent du southern r&b institué à Memphis par Booker T & the MGs.

 





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement